Auteur/autrice : Ajc Jazz

  • Nouveau Conseil d’administration

    Nouveau Conseil d’administration

    Le réseau AJC a élu son nouveau Conseil d’administration le 29 novembre 2022 à Paris.

    AJC, réseau de la diffusion du jazz en France, a tenu, le 29 novembre 2022 à la Cité internationale des arts à Paris, son Assemblée Générale laquelle a procédé à l’élection de son Conseil d’Administration.

    À cette occasion, nous avons aussi tenu à remercier l’engagement de près de 30 années de Roger Fontanel, fondateur du réseau AFIJMA/AJC et membre de son Conseil d’administration, qui poursuivra son investissement aux cotés des 87 autres adhérents qui composent AJC.

    Ce Conseil d’administration, constitué de 10 membres et le Bureau paritaire qui le compose, auront pour mission de représenter le réseau et le monde du jazz et des musiques improvisées par ses actions de production, de diffusion, de sensibilisation en France comme à l’international et dans ses relations avec l’Etat, le Centre National de la Musique, les collectivités, les institutions européennes ainsi que l’ensemble des partenaires professionnels de la filière musicale et culturelle.

    Le nouveau Conseil d’administration d’AJC

    Président : Philippe Ochem – Directeur de Jazzdor/SMAc Jazz à vocation internationale – Strasbourg

    Vice-Président : Pierre Dugelay – Directeur du Périscope – Lyon

    Trésorière : Anouchka Charbey – Directrice du Théâtre de Vanves

    Secrétaire : Segolène Alex – Directrice de Jazzèbre – Perpignan

    Sébastien Cabrié – Directeur de Jazz à Junas

    Gilles Gautier – Co-gérant de Jazzus Productions – Reims

    Xavier Le Jeune – Directeur de l’Estran – Guidel

    Fanny Pagès – Directrice de l’Astrada – Marciac

    Aurélien Pitavy – Directeur de Charlie Jazz – Vitrolles

    Janick Tilly – Directrice de Plages Magnétiques – SMAC – Brest

  • 20 ans de Jazz Migration

    74 groupes, plus de 230 artistes, plus de 1000 concerts organisés par AJC, des centaines de journées de formations et de résidences, et chaque année, près de 80 candidatures et plus de 100 festivals, lieux et scènes généralistes impliquées.
    Voici en quelques chiffres la portée de Jazz Migration, dispositif qui aura accompagné une large partie de ce qui fait le jazz français aujourd’hui.

    Jazz Migration n’est plus ce qu’il était en 2002, mais ses évolutions suivent les besoins d’un champ professionnel en profonde et régulière mutation. En 2015, lorsque nous refondons le dispositif, aux missions toujours aussi urgentes que sont le repérage et la circulation des artistes, nous ajoutons un parcours de professionnalisation ainsi qu’un accompagnement artistique, faisant de Jazz Migration un dispositif aussi complet qu’unique et répondant aux besoins de nombreux jeunes musicien·ne·s de jazz et de musiques improvisées.

    20 ans après la naissance de ce projet, nous avons souhaité convoquer le passé pour mieux préparer le futur ! Nous avons ainsi travaillé nos archives afin d’étudier les évolutions prises par le dispositif au cours de ces 20 dernières années et avons mis en place une enquête auprès des lauréat·e·s Jazz Migration pour juger l’évolution du dispositif comme encore mieux cerner leurs réalités.

    Jazz Migration «sera toujours d’actualité [car] il y aura toujours ces premières marches difficiles à franchir quand on s’oriente vers la création» pour reprendre les termes de Yann Causse. Et afin qu’il le reste, nous devons aussi penser son futur, ses orientations, ses développements, au plus proche des besoins des artistes et des évolutions du secteur. C’est le pari pris il y a 20 ans et il mérite encore toute notre attention en 2022 !

    Les lauréat·e·s

    > 74 formations dont près de la moitié encore en activité

    > 230 musicien·ne·s

    > 95 % sont intermittent·e·s du spectacle

    > 99 % se définissent comme profesionnel·le·s

    La sélection

    > de 24 votants en 2013 à 108 en 2021

     

    > de 10 % de votants non-membres d’AJC en 2015 à près de la moitié
    en 2022

    Pour une meilleure représentation femme/homme

    Année après année, les jurys comme les votants influent sur la part des musiciennes au sein du dispositif, oeuvrant pour une meilleure représentation des musiciennes.

    La diffusion

    Depuis 2002, l’ensemble des tournées Jazz Migration totalise 1056 concerts, dont 16 % à l’international.

    > plus de 207 festivals et lieux impliqués, dont 54 diffuseurs en Europe

     

    Aujourd’hui, entre 30 et 40 % de la programmation se passe hors du réseau AJC, entre 50 et 60 % sur des festivals, et plus de 20 % sur des scènes dîtes labellisées.

     

    Une diffusion à l’étranger en concordance avec l’histoire et les actions internationales portées par le réseau et qui n’a de cesse de se développer depuis plusieurs années.

    La visibilité des artistes

    Ces dernières années, ce ne sont pas moins de :

    57 articles ou chroniques dans la presse nationale et spécialisée

    36 reportages photo

    26 captations de concerts et livestreams

    30 émissions de radio (France Musique, Radio Campus…)

    L’accompagnement

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    Jazz Migration a été un vrai tremplin. — lauréat·e JM#5

    Ce dispositif a ouvert un grand champ de possibles. — lauréat·e JM 2013

    Début 2022, nous avons lancé une enquête auprès des ancien·ne·s lauréat·e·s questionnant leur ressenti et leur perception de Jazz Migration et de ce qu’il a pu apporter à chacun·e. Plus de 100 artistes y ont répondu, traçant autant de lignes de satisfaction que de pistes de travail et de réflexion à envisager pour faire évoluer celui-ci.

    Autour de la structuration

    79 % des musicien·ne·s expriment une réelle satisfaction quant à l’accompagnement et la réflexion sur la structuration de leur activité.

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    J’ai acquis des connaissances dans la compréhension globale du milieu et des interactions entre les différents acteurs, problématiques rencontrées par les programmateurs, enjeux des sociétés civiles, etc. — lauréat·e JM#2

    Le dispositif a été décisif dans le lancement de ma propre structure de production. — lauréat·e JM#4

    Autour des notions d’écosystème et de réseau

    63 % des répondant·e·s estiment que l’accompagnement a été un facilitateur dans sa capacité à créer du réseau et
    84 % des répondant·e·s estiment que Jazz Migration leur a permis de se constituer un réseau de profesionnel·le·s nationaux·ales.

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    Jazz Migration permet une mise en relation « accélérée » avec beaucoup d’acteurs du jazz français surtout mais aussi européen. — lauréat·e JM#2

    Jazz Migration est un repère pour beaucoup de programmateurs, même à l’étranger. Le dispositif nous a permis de faire pleinement partie du réseau jazz européen dans lequel on évolue depuis 15 ans. — lauréat·e JM 2007

    Autour des projets artistiques

    79 % des répondant·e·s estiment que Jazz Migration a eu une influence bénéfique sur la démarche artistique de leur projet et 71 % estiment que Jazz Migration leur a permis de développer leur jeu.

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    Pouvoir jouer de manière régulière sur une saison entière a renforcé notre cohésion musicale et consolider notre identité artistique. — lauréat·e JM#3

    Effets positifs indéniables, de jouer un aussi grand nombre de concerts en une année, en plus d’une résidence qui permet d’approfondir le propos artistique. — lauréat·e JM#2

    Autour de l’accompagnement des artistes

    76 % des musicien·ne·s expriment une réelle satisfaction quant aux apports de l’accompagnement sur la connaissance de l’écosystème, 74 % et 78 % sur les thèmes « droit du travail » et « financements de la création ».

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    Nous avons eu de l’aide pour nous structurer, comprendre le fonctionnement des institutions et lieux de spectacles mais aussi nous faire connaître d’une bonne partie d’entre eux. — lauréat·e JM#5

    Jazz Migration m’a permis de mieux cerner l’ensemble des tâches professionnelles périphériques à la musique. Aujourd’hui je suis bien mieux préparé et organisé face à ces enjeux. — lauréat·e JM#6

    La sélection

    Typologie des votants JM#8 (2022)

    62 formations parrainées

    29 ans : l’âge moyen des candidat·e·s

    56 % des votants ne sont pas membres d’AJC

    108 structures impliquées dans la sélection finale

    1 groupe sur 2 provient d’Île-de-France

    Plus de 70 % du budget dédié à l’artistique (concerts & résidences)

    La tournée

    96 concerts dont 25 à l’étranger

    9 projets d’action culturelle (rencontres, ateliers, masterclasses…)

    + de 15 000 spectateur·rice·s rencontré·e·s

    Les lieux de diffusion de la tournée JM#7 (2022)

    L’accompagnement

    Plus de 100 heures de formation et de rendez-vous thématiques

    18 journées de résidences artistiques

    Près de 100 rendez-vous professionnels et speed-meetings

    Des kits communication complets à destination des artistes (EPK, vidéos live, photos, textes…)

    1 compilation envoyée à plus de 1000 professionnel·le·s français·e·s et européen·ne·s

    Les ramifications de Jazz Migration

    L’accompagnement professionnel et artistique des 9 groupes finalistes, un accompagnement de 4 jeunes artistes, une résidence professionnelle à l’étranger grâce à un dispositif européen et avec Transversales, une résidence d’expérimentation artistique entre artistes du Fair, des Inouïs, etc.

    Jazz Migration est une aventure collective d’un réseau fidèle aux préceptes qu’il a défini en 1993 : accompagner et faire vivre l’émergence, qui s’est mis au service des artistes, et dont les orientations prises — participation du secteur, rayonnement sur tout le territoire, large diffusion, volet d’accompagnement étoffé et parmi les plus complets, etc. — en ont fait une référence.

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    Jazz Migration sera toujours d’actualité, (…) il est nécessaire à l’écosystème, comme une irrigation naturelle et essentielle. — Yann Causse

    L’accompagnement de nos artistes est un investissement nécessaire qui ne peut se concrétiser sans la présence de nos partenaires et de nouveaux financements pour offrir Jazz Migration la stabilité comme l’occasion de travailler à de futurs développements, pour certains déjà entamés, d’autres encore à construire :

    • En 2022, nous avons été en appui à plus de 65 artistes, constatant la portée que pouvait avoir Jazz Migration à son plein potentiel. Maintenir un tel spectre en même temps qu’une expertise et un accompagnement de qualité est un chantier essentiel.
    • – Les retours des artistes passé·e·s par Jazz Migration nous confortent dans la justesse de notre accompagnement, mais celui-ci doit encore et toujours s’affiner pour être au contact des réalités du secteur et des besoins des artistes.
    • – Notre accompagnement artistique a su évoluer intégrant aujourd’hui d’ancien·ne·s lauréat·e·s en son sein. Cet échange intergénérationnel est d’une rare pertinence artistique et professionnelle et mérite d’être installé durablement.
    • – La place du jazz dans l’industrie discographique est un enjeu majeur, encore plus pour les jeunes artistes. La question de la création d’un label « Jazz Migration » permettrait d’encadrer comme de stabiliser cette question.
    • – En lien direct avec nos actions internationales, il existe de nombreuses perspectives de développement pour nos artistes en Europe, hors de simples logiques d’export. « Constellations » est une ébauche qui ne demande qu’à être poursuivie.
    • – La possibilité offerte par « Transversales » à des artistes de se confronter, de découvrir d’autres espaces de travail, par la mise en place de passerelles avec le FAIR, les Inouis, etc. est une chance inouïe qui mérite notre attention.

    Accompagner la jeune création jazzistique,
    c’était notre engagement en 2002, il n’a pas changé !

  • Les Rencontres AJC fêtent les 20 ans de Jazz Migration !

    Les Rencontres AJC fêtent les 20 ans de Jazz Migration !

    2022 est une année particulière pour AJC car nous célébrons les 20 ans du seul dispositif national d’accompagnement d’artistes de jazz et musiques improvisées en France : Jazz Migration. 230 musicien·ne·s, plus de 1100 concerts, des jours et des heures de formation et d’accompagnement professionnel…

    Et parce qu’un anniversaire sans fête perdrait de sa saveur, nous réunirons sur scène, dans le cadre d’exceptionnelles Rencontres AJC les 29 et 30 novembre prochains 20 artistes passé·e·s par Jazz Migration parmi lesquels Emile Parisien, Leïla Martial, Théo Ceccaldi, Morgane Carnet ou encore Laurent Bardainne le temps d’une soirée unique ; après avoir pu découvrir sur la scène de la Dynamo les nouveaux groupes lauréats Jazz Migration #8 accompagnés d’ancien·ne·s lauréat·e·s ! 
    2 soirées dédiées à la création, à la transmission et auxquelles vous êtes évidemment les bienvenu·e·s.

  • Les festivals de l’été

    Les festivals de l’été

    Juin

    Chinon en jazz

    1 – 5 juin

    Bruisme – Jazz à Poitiers

    23 – 26 juin

    Jazzdor Strasbourg – Berlin – Dresden

    7 – 10 juin

    Des Rives et des Notes – Jazz à Oloron

    24 juin – 3 juillet

    La Défense Jazz Festival

    20 – 26 juin

    Paris Jazz Festival

    29 juin – 7 septembre

    Juillet

    Charlie Jazz Festival

    1 – 3 juillet

    Jazz à Couches

    6 – 9 juillet

    Jazz à Porquerolles

    9 – 13 juillet

    Souillac en jazz

    16 – 23 juillet

    Crest Jazz

    31 juillet – 6 août

    Radio Terrasse

    5 – 8 juillet

    Jazz à Juan

    6 – 19 juillet

    D’Jazz au jardin

    11 – 15 juillet

    Millau en jazz

    17 – 23 juillet

    Jazz à Junas

    19 – 23 juillet

    Jazzpote

    5 – 19 juillet

    Marseille Jazz des Cinq Continents

    7 – 23 juillet

    Jazz à Luz

    13 – 16 juillet

    Vague de Jazz

    22 juillet – 5 août

    Août

    Gaume Jazz Festival

    12 – 14 août

    Caph’Arts’Naüm

    25 – 27 août

    Les Rendez-vous de l’Erdre

    22 – 28 août

    Météo

    23 – 27 août

  • Quel impact carbone pour les lieux et festivals de jazz ?

    Quel impact carbone pour les lieux et festivals de jazz ?

    Une feuille de route pour le secteur du Jazz
    face à la crise climatique

    4 lieux, 5 festivals en France et en Europe : Le Périscope / L’Estran / L’Astrada / Bimhuis (NL)
    Jazzdor / Les Détours de Babel / Oslojazz (NW) / Jazz à Luz / Jazz dans le Bocage

    Il est aujourd’hui scientifiquement établi que le changement climatique est la résultante d’émissions anthropiques de gaz à effet de serre et que ces futures émissions détermineront la modification du climat à venir. Afin de ne pas dépasser une augmentation de 1,5°C d’ici à 2100, nous devons freiner rapidement nos émissions pour atteindre zéro émission nette en 2050. À la suite de la démarche vers une Transition Bas Carbone initiée par le Périscopei et de la présentation début 2022 de sa stratégie carboneii, une nouvelle coopération entre le Périscope et le réseau AJC s’est engagée en 2021 pour imaginer une étude carbone, mesurer le poids de notre secteur dans le changement climatique et construire une trajectoire commune pour le champ du jazz et des musiques improvisées.

    Conduite grâce à un cofinancement européen, cette étude carbone Périscope-Footprintsi et AJC vise à déterminer les bilans carbones de différents acteurs (membres du réseau ou partenaires), ensuite d’identifier les leviers de réduction les plus pertinents pour chacun d’entre eux et de manière plus générale, d’obtenir des stratégies reproductibles pour les acteurs du secteur.

    Depuis une dizaine d’années, le secteur culturel a en effet pris progressivement conscience de son impact sur les crises climatiques au niveau mondial. Des acteurs pionniers, comme Julie’s Bicycle en Angleterre ou Creative Carbon Scotland en Ecosse accompagnent les acteurs et actrices dans sa décarbonation, à l’aide notamment d’outils de calcul carbone dédiés au secteur culturel et d’études régulières. En France, la réflexion avait commencé dans le milieu du spectacle vivant au début des années 2010, avec la réalisation de quelques bilans carbone pour quelques théâtres et grandes salles mais elle s’est surtout accélérée depuis 2020, avec la publication du rapport du Shift Project, une volonté générale de réorganiser les pratiques post-Covid 19 afin qu’elles soient fondamentalement plus durables et enfin un accès facilité à des financements nationaux et européens pour la réalisation de bilans carbone.

    Cependant, malgré de nombreuses expérimentations et un certain nombre d’études, le secteur culturel, et musical en particulier, manque toujours aujourd’hui d’une approche chiffrée et scientifique, afin de pouvoir mesurer et bien comprendre les enjeux liés à ses activités. Les législations européennes et françaises commencent à évoluer, notamment en termes d’obligation d’affichage d’impacts, comme les différentes pressions, ajoutées à la reconnaissance du rôle prescriptif de la culture doivent nous amener à anticiper ces questionnements et à lancer notre transition au plus vite pour contribuer à la lutte contre la crise climatique.

    Le Périscope, porteur du projet de coopération européenne Footprints et le réseau AJC affirment ici leur volonté d’offrir au secteur une nouvelle méthodologie, impliquant tous les maillons de l’écosystème des musiques actuelles – producteur·rice·s, artistes, diffuseurs, pour réfléchir collectivement et faire avancer de manière concrète la transition bas carbone du monde du jazz. 

    Cette étude devra permettre dans un premier temps au secteur du jazz et des musiques improvisées de comprendre ses facteurs d’émission, puis d’examiner comment les réduire. Elle a pour visée de fixer un ensemble d’objectifs clairement définis et mesurables que le secteur dans son ensemble pourrait adopter afin de tenir son rôle dans le respect de l’Accord de Paris sur le changement climatique, grâce à une réflexion nationale nourrie de comparaisons à l’échelle européenne ainsi qu’un regard équilibré sur le secteur de la diffusion du jazz en France et en Europe.

    Un échantillon de lieux et festivals qui représente la diversité de notre secteur

    Pour mener cette étude à bien, AJC a fait appel à la Société de Conseil ANOVA, spécialisée en environnement et en développement durable – RSE. Avec la contribution du Périscope, relais local du projet, ont été définis le périmètre de l’étude ainsi qu’un panel le plus représentatif possible du secteur de la diffusion des musiques jazz et improvisées en France et en Europe, parmi les membres du réseau et leurs partenaires européens.

    L’échantillon est constitué de :

    • 4 lieux (salles de tailles moyenne à grande) et 5 festivals (de capacités petite à moyenne)
    • 7 structures françaises et 2 structures européennes (Norvège et Pays-Bas)
    • 4 structures en zone rurale et 5 en milieu urbain ou péri-urbain
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    Il sera fait référence aux lieux et festivals par l’utilisation de la lettre (de A à I) leur correspondant dans ce tableau.

    L’année de référence choisie est l’année 2019. En effet, suite aux conséquences de la crise sanitaire depuis mars 2020, elle représente jusqu’alors la dernière année d’activité et de fréquentation « normales » pour les structures, et permet donc d’extraire des données relativement fidèles à une exploitation habituelle.

    Une méthodologie qui prend en compte la particularité de nos activités ; notamment les déplacements de notre public et les tournées des artistes programmé·e·s

    La méthodologie bilan carbone, publiée par l’ADEME en 2004, permet de mesurer les émissions de gaz à effet de serre (GES), c’est-à-dire l’impact sur le changement climatique de toute structure. Elle prend en compte l’ensemble des gaz à effet de serre définis par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) pour l’ensemble de ses flux, et ses champs d’application sont divisés en 3 catégories d’émissions appelées scopes 1, 2 et 3. La fonctionnalité de l’outil bilan carbone et sa relative flexibilité permettent ainsi de pouvoir l’adapter aux spécificités propres à nos secteurs d’activité.

    La première phase de notre travail de méthodologie a ainsi consisté à lister et à examiner l’ensemble des sujets qui touchent de près ou de loin notre secteur, en fonction des différents scopes décrits ci-dessous, pour ensuite en écarter certains peu pertinents. C’est ainsi que, du fait de leur impact négligeable en termes d’impact carbone, les intrants comme les papiers et les activités numériques (mails, internet…) ont été considérés comme trop faibles pour être comptabilisés.

    Cette phase a permis de mettre le doigt sur certaines difficultés et d’assumer certains choix afin d’être le plus cohérent possible. Il a, par exemple, été compliqué d’intégrer le bâti et son immobilisation dans le cas des festivals qui pour la grande majorité n’ont pas de lieux. A l’inverse, l’ensemble de l’écosystème a été comptabilisé pour les « lieux” répondant à l’étude, ce qui n’autorise pas de comparaisons directes entre les deux types de diffuseurs.

    Un fichier de collecte a ensuite été créé, pour guider les salles et festivals dans la récupération des données de la manière la plus coordonnée et cohérente possible, sous la forme d’un questionnaire à remplir avec données cumulées pour 2019, l’année de référence :

    • Achats d’électricité, de gaz naturel
    • – Estimation de la consommation papiers / cartons, des repas distribués et de l’activité numérique
    • – Estimation des différents déplacements (publics en saison, publics hors saison, artistes, équipes régulières, bénévoles, visiteurs, fret amont / aval)
    • – Bilan des immobilisations au 31 décembre : bâtiments détenus (salles A, B et C) + parc informatique
    Déplacement des artistes : une grande précision de la mesure pour un enjeu essentiel des différents projets

    En ce qui concerne le déplacement des artistes, un outil de calcul a été créé, permettant de recenser tous les déplacements pour chaque date de concert programmé :

    La formule de calcul (à calculer séparément pour chaque moyen de transport, en cas de modes hybrides au sein de l’équipe), permet l’addition de 2 types de déplacements :

    • – Le trajet aller-retour depuis la ville d’origine : Nombre d’artistes x distance A/R estimée / nombre d’étapes sur la tournée
    • – Les déplacements entre les étapes de tournée : Nombre d’artistes x distance moyenne estimée entre 2 étapes
    Déplacement des publics : une analyse statistique au plus proche de la réalité des territoires
    • En ce qui concerne le déplacement des publics, un outil de calcul de distances recensant tous les déplacements pour chaque typologie de déplacement (urbain, régional, national, international) a également été transmis aux structures participant à l’étude. La méthode de calcul, pour chaque typologie de déplacement, permet de déterminer :
    • La distance moyenne parcourue par typologie de déplacement
    • – La part modale, c’est-à-dire la part prise par les différents modes de transports (marche, vélo, bus, métro, TER, train, TGV, voiture…), en % des km parcourus
    • – Le calcul par mode de transport et par typologie de déplacement : nombre de spectateurs * distance moyenne parcourue * % de part modale = nombre de passagers.km

    Il est à noter ici que malgré la feuille de collecte de données et leur vérification, il demeure une part d’incertitude sur les distances totales calculées, liées à deux facteurs principaux :

    • – Incertitude sur la distance moyenne par typologie de déplacement : données statistiques ou estimations par les différentes salles/festivals
    • – Incertitude sur la part modale par typologie de déplacement (données statistiques ou estimations par les différentes salles/festivals)

    Cet aspect souligne l’importance de mener des études de la mobilité des publics, par site ou typologie de site, et ce afin de pouvoir affiner les données, et donc les émissions qui leur sont liées.

     

    Une fois l’ensemble des données recueillies, un temps de l’étude a ensuite été consacré à la vérification des données, pour ensuite être traitées et pouvoir procéder au calcul des résultats. Le calcul du bilan GES a donc ensuite été effectué, à l’aide de la feuille de calcul de l’Association Bilan Carbone v8 (2020), prenant en compte les facteurs d’émission (coefficients permettant de convertir les données d’activité en émissions de GES) 2018-19iii. Ce travail préparatoire a été réalisé entre avril 2021 et novembre 2021.

    C’est cette phase initiale et les échanges réalisés entre décembre 2021 et aujourd’hui qui font toute la richesse de ce type d’étude partagée : comprendre une problématique en mettant en lumière les différentes réalités et obtenir la mesure des choses.

    Les bilans carbone des différents festivals et salles nous permettent d’observer de grandes disparités entre les sites. Pour l’année 2019, celui-ci varie de 39t CO2eq pour un festival itinérant en milieu rural à 546t CO2eq pour une salle en milieu urbain.

    En moyenne, les sites français étudiés ont un bilan d’environ 100t CO2eq, ce qui reste un niveau relativement faible d’émissions. À titre de comparaison, depuis la dernière mise à jour d’octobre 2021 par le Ministère de la Transition écologiqueiv, l’empreinte carbone moyenne en France en 2019 – dernière année de calcul avant le COVID-19 – s’élève à 9,0 tonnes de CO2eq par personne.

    La moyenne des sites européens s’élève à 430 t CO2eq, soit environ 4 fois plus que les sites français. Cette différence s’explique en partie par la part peu carbonée du mix électrique en France. En effet, si le recours au nucléaire présente d’autres enjeux environnementaux, il n’est que très peu émetteur de carbone, contrairement au mix énergétique d’autres pays européens, dont la Norvège et les Pays-Bas, qui dépend encore beaucoup des énergies fossiles (gaz naturel, pétrole, charbon) et est donc fortement émetteur. Les sites européens observés ont également un grand nombre d’événements et de spectateur·rice·s, et les déplacements de ces dernier·e·s en voiture et des artistes en avion impactent fortement leur bilan. Si les Pays-Bas sont très bien desservis par les réseaux ferrés, les liaisons avec la Norvège se font plus en avion, et la taille du pays induit de longues distances à parcourir.

    Une fois les valeurs brutes énoncées, il est pertinent de les ramener à une unité de référence commune à tous, et ce afin de pouvoir amener quelques premiers éléments de comparaison. Trois référentiels ont été choisis : le budget annuel, le nombre de jours d’activité et le nombre de spectacles. D’autres normalisations sont également possiblesv.

    Les sites les plus impactant sont ceux pour lesquels on observe le plus de déplacements en voiture des publics, ou le moins de jours d’exploitation. On n’observe en revanche pas de proportionnalité directe entre le budget annuel d’une structure et son bilan carbone : son intensité varie entre 0,1 et 0,4 t CO2eq par k€ de budget.

    Les 4 salles observées ont en moyenne un bilan carbone de 236t CO2eq, avec les répartitions suivantes pour chacune d’entre elles :

    Pour les lieux, on observe un impact majeur des déplacements (principalement des publics par la route et des artistes en avion). Les immobilisations, qui incluent celles du bâti et dont le calcul est basé sur les travaux réalisés sur les 20 dernières années, ont également une part importante. Les intrants en revanche (repas, papiers et activités numériques principalement) ne représentent qu’une part infime des bilans.

    Les 4 festivals observés ont en moyenne un bilan carbone de 118t CO2eq, avec les répartitions suivantes pour chacun d’entre eux :

    Pour les festivals, on observe également sans surprise un impact majeur des déplacements, principalement des publics en voiture. L’impact de l’énergie 1+2 est relativement faible, car les données n’étaient pas disponibles pour le festival norvégien, et que les autres festivals fonctionnent en 100% électrique (mix fortement décarboné, comme mentionné précédemment). Les impacts hors énergie ne s’appliquent pas à cette typologie de sites. Les impacts des intrants restent relativement mineurs (ils concernent à 62% l’alimentation, à 31% le papier et à 7% les activités numériques). Les immobilisations ne concernent quant à elles que le matériel informatique.

     

    Sans que cela ne mette en opposition les lieux et les festivals, ce dernier point souligne l’impact du bâti, car cette question est très importante pour les lieux, et par ricochet pour leur impact énergétique.

    Pour les lieux français, l’immobilisation compte en moyenne pour 19% du bilan.

    L’analyse demande donc à être complétée du côté des festivals, avec une collecte de données à affiner sur les bâtiments dont ils font usage.

    Sans surprise, les déplacements se retrouvent au cœur de cette collecte et constituent, comme c’est majoritairement le cas pour les festivals et lieux de diffusion du secteur musical, la plus grande source d’émission de nos activités. En moyenne, ils représentent 83 % des bilans carbone de l’étude (69% pour les salles, 94% pour les festivals).

    Il est cependant très important de distinguer le déplacement des artistes de celui des publics pour correctement estimer les impacts et activer les leviers adéquats, tout en préservant le cœur de l’activité. La question de la contextualisation, notamment autour des « zones blanches » et du report modal, est cruciale lorsque l’on observe le panel en milieu rural.

    Le déplacement des artistes (comprenant également les professionnel·le·s et voyages des professionnel·le·s salarié·e·s) représente 27 % du total des déplacements. 67 % des déplacements sont dus aux publics et 6 % concernent les déplacements des salariés entre leur domicile et leur travail.

    En milieu rural, le déplacement des publics couvre 74 % des déplacements totaux (effectués majoritairement en voiture), contre 17 % pour les artistes et 9 % pour les trajets domicile-travail. En milieu urbain, 62 % des déplacements sont dus aux publics, 34 % aux artistes, et 4 % restent encore dus aux trajets domicile-travail.

    Le comparatif des émissions des modes de transports proposé par l’ADEME, notamment pour comparer l’impact de l’avion par rapport à la voiture et au train, permet de comprendre le fort impact de l’aérien sur une étude comme la nôtre.

     

    Et si la voiture domine les déplacements des publics, l’avion domine celui des artistes, à l’exception de l’Estran (peu d’artistes internationaux en 2019).

    Certaines salles et festivals étant très éloignés des infrastructures de transports en commun, le report modal de l’avion ou de la voiture vers le train est donc souvent impossible ou très difficile.

    Des moyens d’actions et des études à poursuivre

    Cette première étude souligne les besoins qui persistent en termes de recueil de données, et d’affinage de celles-ci.

    Elle permet d’esquisser quelques pistes de travail et de leviers d’actions :

      • Les salles, les festivals et les producteur·rice·s peuvent agir collectivement sur la mobilité des artistes. En revanche, leurs moyens d’actions restent limités en ce qui concerne la mobilité des publics, le poste d’émission qui est le plus important. Les collectivités locales et les politiques publiques doivent agir dans ce sens pour accompagner la décarbonation du secteur.
      • Les diffuseurs disposent de différents leviers d’actions pour agir sur les entrées suivantes : publics, achats, énergie, artistes, alimentation. Ces mesures de décarbonation sont également présentées dans le rapport du Shift Project, avec des potentiels de réduction chiffrés.
    • Celles-ci offrent des pistes de travail intéressantes pour le secteur, même si elles ne sont pas toutes forcément adaptées à nos réalités de terrain, comme par exemple en ce qui concerne le fretvi.

    • Pour le réseau AJC et le Périscope, le travail de recueil et d’affinage de données doit être poursuivi, notamment autour des déplacements des publics (au travers d’études de mobilité), des utilisations de lieux par les festivals, et de l’alimentation.
    Des actions collectives pour les mondes du jazz et l’ensemble du secteur culturel

    Afin d’atteindre leurs objectifs de transition et d’opérer les transformations qu’elle requiert, les acteurs et actrices de l’écosystème musical vont être amené·e·s à modifier directement les pratiques dans leurs domaines respectifs. En travaillant collectivement, en cooperation avec des réseaux et organisations partenaires, grace aux ressources existantes,  l’objectif est de renforcer les démarches existantes et développer des plans d’action pour accompagner et mettre en œuvre la décarbonation du secteur. L’ensemble de l’écosystème a un rôle à jouer, dans un engagement des politiques publiques et des autorités locales à travailler en ce sens. Le rôle prescriptif de la culture, les expérimentations et la créativité qu’elle porte sont un atout indéniable qui doit être exploité, de concert avec la sortie du secteur de la pandémie.

    Ce travail partagé soulève des enjeux, connectés à un cadre politique que nous devons saisir collectivement  : 

            • – Approfondir la connexion entre la taille de nos équipements, les enjeux de proximité que nous portons avec les questions environnementales 
      • – Lier de manière plus prononcée écologie et économie sociétale aux questions culturelles afin de maîtriser nos coûts carbone pour maintenir une efficience sociétal/culturel essentielle aujourd’hui.

    Ces travaux engagés démontrent une nouvelle fois l’importance de l’observation afin d’établir des stratégies cohérentes. Il est aujourd’hui essentiel de connaître et d’assumer les aspects de nos projets et notamment leurs impacts écologiques. Et les lieux, les événements que nous portons, adaptés en taille, aux territoires, au maillage de ceux-ci, impliqués dans un partage de tournées, défendant la plus large diversité artistique et le partage de la musique avec le plus grand nombre, et au coût carbone relativement faible, nous paraissent aujourd’hui être une des solutions au respect de nos engagements écologiques.

    Gwendoleen Sharp

    [i] Le Périscope (FR) et International Jazz Platform (PL) ont également initié le Projet Footprints, financé par le programme Europe Créative, qui a pour objectif de travailler sur les dimensions écologiques, économiques et sociales des tournées en Europe

     [iii] Hypothèses principales :

    Electricité : mix français EDF 2019 ou mix national 2019 pour pays étrangers
    – Gaz naturel : mix moyen national (consommation)
    – Mix modal déplacements : hypothèses par salle ou chiffres officiels régionaux/nationaux (incertitude assez élevée)
    – Déplacements en voiture : voiture, motorisation moyenne 2018 France continentale
    – Déplacements en avion : avion long/court courrier, avec trainée, France continentale
    – Déplacements en train régionaux : TER 2019 Traction moyenne OU TGV France 2019
    – Immobilier : hypothèse bâtiment béton (amortissement 20 ans, ou 50 ans si spécifié) ou structure légère métallique (amortissement 5 ans)

    [v] Pour d’autres normalisations possibles, voir p.17 du document stratégie carbone du Périscope

    [vi] Voir le rapport du Shift Project « Décarboner la Culture », pp. 50 à 72

    Footprints est un projet financé par l’Union européenne dans le cadre du programme Creative Europe
  • Découvrez les lauréats Jazz Migration #8

    Découvrez les lauréats Jazz Migration #8

    Nous sommes heureux de vous présenter la sélection Jazz Migration #8 !

    108 programmateur·rice·s, engagé·e·s dans le soutien à l’émergence et l’accompagnement d’artistes de jazz et de musiques improvisées, viennent de choisir les lauréats Jazz Migration #8. C’est parmi 13 projets présélectionnés suite à un appel à candidature qui aura mobilisé 63 formations, que plus de 100 festivals, clubs, lieux de musiques et de culture ont retenu Haléïs, Ishkero, Mamie Jotax et Noé Clerc Trio, preuve de l’intérêt que porte le monde du jazz et des musiques improvisées au dispositif Jazz Migration.

    Les quatre groupes lauréats entrent dès aujourd’hui dans un processus d’accompagnement artistique et professionnel qui durera deux ans et sera complété d’une tournée française et européenne en 2023. Grâce à Jazz Migration, ces musicien·ne·s bénéficieront de l’appui d’un réseau de professionnel·le·s engagé·e·s dans l’accompagnement d’artistes.

    Cette édition est encore plus importante à nos yeux car elle célèbre les 20 années d’un dispositif qui aura vu passer en son sein parmi les plus importants musiciens et musiciennes de jazz : Vincent Peirani, Emile Parisien, Eve Risser, Théo Ceccaldi, Elodie Pasquier, Fidel Fourneyron, Laurent Bardainne, Leïla Martial, Joachim Florent ou encore Isabel Sörling.

    Nous célébrerons cet anniversaire tout au long de l’année et conclurons 2022 avec deux soirées spéciales dédiées à cet incroyable projet qu’est Jazz Migration !

    LAURÉATS JAZZ MIGRATION #8

    Parrainé par Le Comptoir

    Juliette Meyer – Voix
    Thibault Gomez – Piano, piano préparé
    Fanny Lasfargues – Basse électro-acoustique
    Benoît Joblot – Batterie, batterie préparée

    Parrainé par Jazz à Vienne

    Adrien Duterte – Flûte traversière et percussions
    Victor Gasq – Guitare électrique
    Arnaud Forestier – Fender Rhodes
    Antoine Vidal – Basse électrique
    Tao Ehrlich – Batterie

    Parrainé par D’Jazz Nevers

    Carmen Lefrançois – Saxophones, flûte
    Camille Maussion – Saxophones

    Parrainé par le Festival d’Aix-en-Provence

    Noé Clerc – Accordéon
    Clément Daldosso – Contrebasse
    Elie Martin-Charrière – Batterie, percussions

    Quelques informations sur Jazz Migration

    Jazz Migration est un programme d’accompagnement de musicien·ne·s émergent·e·s de jazz et musiques improvisées, porté par AJC depuis 2002. Ce dispositif a mis en lumière 70 groupes, soient 246 musicien·ne·s, en organisant entre autres plus de 900 concerts en France et en Europe.
    Depuis 2016, Jazz Migration apporte à ses lauréats ainsi qu’aux finalistes des outils de structuration et de professionnalisation, cherchant à accompagner ces musicien·ne·s dans le cadre d’un parcours global, adapté aux spécificités des musicien·ne·es de jazz
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  • Jazzdor Series publie SEUILS

    Jazzdor Series publie SEUILS

    Jazzdor Series se consacre en 2022 aussi à l’édition, et publie SEUILS. Ce recueil de photographies se parcourt comme un album de famille qui met en lumière les connivences musicales du musicien-photographe François Corneloup à travers une galerie de portraits ponctuée par la prose vivace du producteur-artisan Jean Rochard.

    « Du temps arrêté où se forment nos regards, ces images approchent ces personnages entre ce qui est vécu et ce qui est à vivre, ce moment où l’œil est au seuil. » François Corneloup est musicien. Un de ces musiciens de la vitalité transformatrice, de ce que le jazz a pu offrir d’alchimies exigeantes, de travail fructueux, d’attention aux origines comme aux métamorphoses de l’inexploré. Un musicien doté d’une forte sensibilité de compagnonnage. Et d’un œil aussi. Sa passion photographique l’a conduit à saisir ses camarades de jeux aux endroits où on ne les voit pas. Dans l’attente, l’avant scène, il cadre leurs secrètes humeurs comme perceptibles emplacements successifs où se dessinent, se rejoignent et s’allient tendrement, autant de seuils de vie.

    François Corneloup sera présent en librairie pour un solo, suivi d’une séance de signatures :

    Avril 2022

    Vendredi 1er avril 2022
    Librairie du Contre-temps — 5, Cours Victor Hugo 33130 Bègles

    Vendredi 08 avril 22
    Salon Escale du Livre-Bordeaux en partenariat avec la Librairie Olympique
    Place Renaudel 33800 Bordeaux

    Samedi 09 avril 2022
    Librairie Texture — 94 avenue Jean Jaurès 75019 Paris

    Mai 2022

    Jeudi 12 mai 2022
    Disquaire Le Souffle continu — 22 Rue Gerbier, 75011 Paris

    Samedi 14 mai 2022
    Librairie musicale La Machine à Musique — 13-15 rue du Parlement Sainte Catherine 33000 Bordeaux

  • Retour sur les Rencontres AJC Outre-mer

    Retour sur les Rencontres AJC Outre-mer

    Les Rencontres AJC ont été imaginées comme un espace de découvertes artistiques et de rencontres professionnelles autour de la scène émergente de territoires du jazz encore trop méconnus. Après une édition 2019 consacrée au jazz nordique, le réseau AJC, engagé aux côtés de nombreux partenaires ultra-marins, a consacré son édition 2021 aux Outre-Mer français. Ces trois jours ont accueilli des rencontres professionnelles et conférences à la Cité internationale des arts et 9 concerts à la Dynamo de Banlieues Bleues, dont les premiers de la tournée des Jazz Migration #7 !

    Lundi 29 novembre

    À la Cité internationale des arts

    Ces trois jours de rencontres ont débuté par une présentation dans l’auditorium de la Cité des arts. Profitant de la présence de plusieurs territoires, ceux-ci ont pu être présentés par le prisme de la présence de lieux d’enseignement, les circuits de diffusion, la structuration du secteur…

    Se sont succédé Eric Juret (Théâtre Luc Donat) et Niv Rakotondrainibe (Le Séchoir) pour présenter La Réunion, Julie Abalain (Scène nationale Tropiques Atrium), Thomas Boutant (Big In Jazz Festival), Nicolas Lossen (artiste) qui ont évoqué la situation en Martinique, Claude Kiavué (CEDAC), Eddy Compper (Centre Culturel Sonis), Laurence Maquiaba (Neeya), Florence Naprix (artiste) pour parler de la Guadeloupe, et Céline Delaval (Direction des Affaires Culturelles de Guyane).

    À la Dynamo de Banlieues Bleues

    Ces trois jours de rencontres et d’échanges autour de l’émergence se sont ouverts avec quatre sublimes concerts. Aux côtés du projet de Maher Beauroy, Insula 4tet, de Yann Cléry, et du 7tet mené par Sélène Saint-Aimé, le trio Suzanne a donné son premier concert Jazz Migration à La Dynamo de Banlieues Bleues, en subjuguant par sa douceur une salle remplie de professionnel.le.s internationaux.ales, européen.ne.s, et français.e.s venu.e.s des quatre coins de l’Hexagone comme de territoires ultramarins. 

    Photos : Béaxgraphie

    Pour celles et ceux qui n’ont pas pu être là, le concert d’Insula 4tet a été transmis en direct dans Open Jazz sur France Musique, la radio qui a capté tous les concerts, et ceux de Yann Cléry et du Selène Saint-Aimé 7tet one été diffusés le samedi 4 décembre dans l’émission Jazz Club d’Yvan Amar.

    Maher Beauroy interviewé par Alex Dutilh après son concert (© Béaxgraphie)

    Mardi 30 novembre

    À la Cité internationale des arts

    Alors que la présentation de la veille était en français, une nouvelle a eu lieu dans la matinée du mardi, à destination cette fois de nos invité.e.s anglophones. Une Assemblée Générale s’est également tenue pour présenter les travaux entamés en 2021 et d’échanger sur des problématiques communes au sein du réseau, ce qui a permis notamment de présenter l’étude menée sur l’impact écologique de notre secteur, qui vise à offrir des pistes de réflexion en faveur de la transition écologique.

    Dans l’après-midi, l’artistique était au coeur des échanges. Pendant plus de deux heures, les programmateur.rice.s et artistes présent.e.s ont présenté des projets qu’ils et elles soutiennent pour les faire connaître au plus grand nombre.

    Se sont donc succédé des projets ultramarins, européens, et, forcément, des projets soutenus par des adhérents du réseau.

    À la Dynamo de Banlieues Bleues

    Le deuxième soir des Rencontres AJC, la Dynamo de Banlieues Bleues a accueilli cinq concerts :
    ceux du trio d’Ann O’aro, Nout, Charley Rose Trio, LéNoDuo, et Coccolite !

    Les concerts du trio d’Ann O’aro et de LéNoDuo ont été enregistrés par France Musique et diffusés dans le Jazz Club d’Yvan Amar, en réécoute juste ici !

    Mercredi 1er décembre

    À la Cité internationale des arts

    Dernier temps fort de ces Rencontres AJC Outre-mer : la Cité internationale des arts accueillait le mercredi matin un colloque pour questionner la manière dont les artistes peuvent créer, produire, et montrer leurs œuvres.

    En premier lieu, les concerné.e.s ont pris la parole : les témoignages d’Isabelle Fruleux, Nayabiwgué Abrin, Patricia Badin, Cédrick-Isham Calvados, quatre artistes en résidence à la Cité ont permis d’évoquer le fort lien entre les questions d’identités et leurs travaux. En réponse, les prises de paroles de Christiane Taubira, Jacques Martial (Conseiller délégué aux Outre-mer à la mairie de Paris) et Manuel Césaire (directeur de Tropiques Atrium, scène nationale de Martinique) portaient un message d’espoir quant aux mobilités des artistes.

    Photos : Cité internationale des arts / Maurine Tric

    Pour conclure ces trois jours, un temps mettaient à l’honneur les artistes en résidence dans le lieu qui a accueilli les évènements professionnels de ces Rencontres AJC : la Cité internationale des arts.

    Deux heures destinées à partager leurs travaux et permettre la discussion entre les professionnel.le.s invité.e.s et cinq artistes – Christina Wheeler, Richard Sears, Hacene Zemrani, Noel Keserwany, et Cédrick-Isham Calvados.

    Merci à toutes et à tous d’avoir suivi ces Rencontres, de près ou de loin, et à l’année prochaine  !

  • Hommage à Françoise Dupas

    Hommage à Françoise Dupas

    Ce mercredi 17 novembre, nous avons appris avec une immense tristesse le décès de Françoise Dupas. Elle se battait depuis bientôt deux ans avec acharnement contre la maladie qui a malheureusement et finalement eu raison d’elle…

    Nous tenons à lui rendre hommage pour tout ce qu’elle nous a apporté, ainsi qu’au secteur des musiques actuelles et du jazz pendant toutes ces années.

    En effet, Françoise a d’abord été la première salariée de la naissante Fédurok. Aux côtés de Didier Veillault, président-fondateur, elle a contribué à installer la fédération, en réunissant les salles de concert et cafés-concerts de l’époque, devenus SMAC pour une bonne partie depuis.

    A 30 ans, Françoise a rejoint le Grand Mix en 2001 pour remettre l’équipement sur pied. Elle a alors quitté Nantes pour Tourcoing et a contribué à faire de la salle de concerts ce qu’elle est devenue aujourd’hui : un lieu de référence pour la métropole lilloise et nationalement.

    Comme Françoise en rigolait, elle a ensuite quitté le « grand » pour le « petit », en l’occurrence le Grand Mix pour le Petit Faucheux à Tours en 2008. Elle a parallèlement pris la présidence de la Fédération des Scènes de Jazz et y a insufflé une dynamique jusqu’à ce que celle-ci se regroupe finalement avec les salles de la Fédurok pour créer la FEDELIMA en 2013.

    Elle s’est également fortement impliquée à l’échelle territoriale en présidant le Raoul, ou encore en tant que membre de la Fraca-Ma, réseaux régionaux de musiques actuelles.

    Françoise était aussi très investie au sein du SMA dont elle assurait la vice-présidence depuis 2018. Elle a beaucoup contribué à développer le syndicat, en élargissant sa composition aux différents types de structures qui le composent désormais. Elle a aussi travaillé à ce que la dotation des SMAC par l’État soit revalorisée et cela avec succès.
    Françoise était en outre très impliquée au sein du CNV, puis du CNM, où elle siégeait d’ailleurs encore.

    Françoise était par ailleurs membre de la Fédération AJC ; sa disparition laissera dans le monde du jazz un grand manque tant son investissement était fort et passionné.

    Au-delà de son implication si précieuse dans nos organisations, pour le développement et la reconnaissance de toutes nos musiques, Françoise était une activiste : elle a créé avec son frère Jean-Michel et les jeunes de Saffré le festival du Champ du Rock, elle a été aussi la première présidente de l’association Songo (à l’époque de L’Olympic, avant Stereolux), avant de travailler quelques temps à Olympic SARL, qui est devenue Auguri. Elle a également créé le label Quark avec Edward.

    Françoise va terriblement nous manquer.

    Elle était extrêmement investie, toujours force de proposition, pertinente, déterminée.
    Sans le vouloir particulièrement, elle a servi de modèle, de source d’inspiration pour d’innombrables professionnel·les. Dans ce secteur particulièrement masculin, elle a été un exemple pour de nombreuses femmes désireuses de suivre son parcours.

    Nous avons eu un immense bonheur à travailler avec elle tant elle était humaine, chaleureuse, lumineuse et soucieuse des autres.
    Son implacable investissement au sein de nos structures faisait d’elle l’une des plus ardentes défenseures d’un service public de la culture fort, ouvert et curieux.

    Nous nous attacherons à poursuivre les combats que nous avons commencés avec elle et à les mener à bien.

    Nous adressons à sa famille et à ses proches toutes nos pensées…

    AJC, la FEDELIMA et le SMA

  • Découvrez les finalistes Jazz Migration #7

    Découvrez les finalistes Jazz Migration #7

    Après deux mois d’appel à candidature, nous sommes heureux de vous présenter les 16 groupes finalistes Jazz Migration #7, sélectionnés par un jury de 9 professionnel.le.s du monde du jazz et des musiques improvisées, parmi 75 candidatures !

    Cette année encore, quelle que soit l’issue du vote final, les finalistes sont d’ores et déjà invités à participer à l’accompagnement professionnel au travers des différentes formations théoriques et rencontres professionnelles organisées.

    Notre collège de votants, composé de 140 programmateur.trice.s de salles de concerts et de festivals a désormais jusqu’au 23 mars 2021 pour élire les 4 futurs groupes lauréats parmi ces 16 finalistes.

    Félicitations aux musicien.ne.s sélectionné.e.s et rendez-vous fin mars 2021 pour découvrir les lauréats Jazz Migration #7 !

    FINALISTES JAZZ MIGRATION #7

    CHARLEY ROSE TRIO

    CHRONES

    COCCOLITE

    DAÏDA

    DUO BRADY

    EDREDON SENSIBLE

    HALEÏS

    KOLM

    LES ENFANTS D’ICARE

    LOVERS

    MAMIE JOTAX

    NOÉ CLERC TRIO

    NOUT

    NUITS

    SUZANNE

    TARZAN ET TARZAN