Auteur/autrice : Ajc Jazz

  • Archipels : accompagner celles et ceux qui inventent les lieux de diffusion de demain

    Archipels : accompagner celles et ceux qui inventent les lieux de diffusion de demain

    Créer aujourd’hui un nouveau lieu, un nouveau festival relève souvent du défi, encore plus si celui-ci y programme du jazz ! Fragilité économique, difficulté d’accès aux premiers financements, construction des publics, inscription dans un territoire… les obstacles sont nombreux, alors même que de telles initiatives sont essentielles.

    C’est pour répondre à cet enjeu qu’AJC a imaginé Archipels. Plus qu’un dispositif d’accompagnement, le programme est un laboratoire. Son ambition est d’expérimenter une nouvelle manière de soutenir les diffuseurs émergents en s’appuyant sur ce qui constitue la première richesse du réseau : ses membres eux-mêmes.

    Sélectionnées en 2026, six structures représentatives de la diversité des nouvelles dynamiques de diffusion composent cette première promotion :

    • La Grange de l’Oiseau Bleu (Arthez, 58), lieu rural développant une programmation et un travail de résidence.
    • Home Factory (Rouen, 76), qui articule un festival et un travail de diffusion tout au long de l’année.
    • Baignade Sauvage (Ambialet, 81), festival rural dont la programmation dépasse les frontières du jazz.
    • Le 38 Riv (Paris, 75), club indépendant consacré au jazz actuel et à l’émergence artistique.
    • Bordures (Redon, 35), projet associant diffusion, création et développement territorial.
    • PointBreak (Dijon, 21), espace de réflexion, de promotion et de diffusion des musiques improvisées

    Archipels repose donc sur cette conviction forte : les réponses les plus pertinentes naissent souvent de l’échange entre pairs. Les défis rencontrés par un nouveau diffuseur trouvent rarement des solutions toutes faites. En revanche, ils résonnent avec l’expérience d’autres festivals, clubs ou lieux qui ont traversé les mêmes étapes.

    Le rôle d’AJC est alors de créer les conditions de ces rencontres, de mettre en relation les bonnes personnes au bon moment et de favoriser une circulation des idées, des méthodes et des expériences à l’intérieur du réseau. En ouvrant de nouveaux chemins entre les structures, AJC souhaite faire émerger une réseau capable de s’entraider, de partager ses réussites comme ses difficultés, et de construire collectivement de nouvelles réponses, aux enjeux de demain, qui se font de plus en plus pressants…

  • AJC Connecte : des échanges au cœur du réseau

    AJC Connecte : des échanges au cœur du réseau

    Dans nos musiques, les réponses aux défis quotidiens se trouvent rarement dans des manuels. Elles se construisent au contact de celles et ceux qui partagent les mêmes réalités. C’est de cette conviction qu’est né AJC Connecte. Pendant plusieurs jours, un·e salarié·e d’une structure membre d’AJC rejoint l’équipe d’un autre festival ou lieu membre du réseau pour partager son quotidien, observer ses méthodes de travail et échanger autour de problématiques communes.

    Avec AJC Connecte, l’idée est simple : créer des espaces d’apprentissage entre pairs, au plus près des réalités du terrain. En quelques mois, une dizaine de professionnel·les ont déjà pris part à ces immersions. Toutes racontent la même chose : derrière la découverte de nouvelles pratiques, elles renforcent les liens entre les équipes, nourrissent les projets de chacun et donnent une réalité concrète à ce que signifie appartenir à un réseau.

    Parmi les nombreux·ses professionnel·les déjà parti·es en immersion, trois nous ont partagé leur expérience :

    • Zelda Pollard (Jazzdor) à Albi Jazz Festival, du 28 au 31 janvier, pour découvrir un festival multi-sites et ses différentes formes de rencontre avec les publics.
    Yoann Moreau (Le Petit Faucheux) à Jazz sous les Pommiers, du 12 au 14 mai, pour approfondir ses compétences en gestion administrative et budgétaire.

    • Dorian Tordi (Le Périscope) à JazzUS, du 15 au 18 juin, pour s’inspirer d’une structure poly-activité et de son ingénierie culturelle.

    Pour ces trois participant·es, ces immersions ne se sont pas limitées à l’observation : elles ont donné lieu à de véritables échanges de pratiques, directement ancrés dans le quotidien des structures.

    À Albi Jazz Festival, Zelda Pollard a notamment participé à deux ateliers du projet de médiation « Young Girls in the Band », autour du répertoire de Carla Bley.

    Les échanges avec Anthony, Eve et Rose m’ont permis de confronter nos expériences autour de problématiques communes : favoriser la mixité entre jeunes et adultes amateurs, encourager la participation des musiciennes ou encore adapter les arrangements à des effectifs et à des niveaux de pratique très variés.”Zelda Pollard 

    Atelier de médiation Young Girl in the Band © Zelda pollard

    De son côté, Yoann Moreau a pris part à plusieurs temps du festival Jazz sous les Pommiers : réunions d’équipe, rencontres professionnelles, bénévolat et découvertes artistiques. Il a notamment pu échanger avec les équipes administratives sur les outils numériques, la comptabilité et la gestion, tout en découvrant le rôle essentiel des plus de 500 bénévoles mobilisés chaque année.

    Pour Dorian Tordi, cette immersion à JazzUS a été l’occasion de découvrir une structure poly-activité, d’échanger sur les enjeux d’organisation et de financement, mais aussi de créer des liens durables avec l’équipe accueillante.

    Un échange ressource, aussi bien pour moi que pour JazzUS, qui donne envie de rester en contact et d’envisager un “match retour” pour approfondir les sujets déjà abordés.” — Dorian Tordi

    Dorian à Jazzus avec Gilles Gautier (le directeur) 

    Malgré la diversité des structures, les participant·es soulignent un même constat : les enseignements tirés de ces immersions peuvent nourrir concrètement leur propre pratique professionnelle.

    Zelda Pollard a été inspirée par la convivialité du festival d’Albi, notamment la proximité des lieux de diffusion, les espaces de rencontre entre artistes, équipes et publics, ainsi que les propositions complémentaires comme la radio en direct, les projections de documentaires ou les concerts gratuits.

    Yoann Moreau, quant à lui, a pu observer l’organisation de la production, de l’accueil artistique, de la logistique et de la billetterie lors d’un temps fort de fréquentation.

    Cette immersion a enrichi ma compréhension des réalités opérationnelles et administratives d’un festival de grande envergure, mettant en lumière des difficultés qui, malgré une différence d’échelle, présentent des similitudes avec celles auxquelles nous faisons face.”Yoann Moreau

    Au-delà des compétences acquises, AJC Connecte porte une ambition plus profonde : faire vivre le réseau à toutes les échelles. Trop souvent, les relations entre structures reposent essentiellement sur les directions. En ouvrant ces échanges à l’ensemble des équipes, le dispositif multiplie les points de contact, crée de nouvelles circulations de savoirs comme d’idées et de nouveaux liens entre membres d’AJC. Le réseau gagne en densité. Les liens ne se limitent plus aux directions : ils se créent aussi entre les salariés et bénévoles, au fil des métiers que portent nos adhérents. 


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  • LETTRE OUVERTE – Dégel des crédits culturels et vigilance pour l’avenir

    LETTRE OUVERTE – Dégel des crédits culturels et vigilance pour l’avenir

    AJC est signataire d’une nouvelle lettre du SYNDEAC, adressée au Président de la République aux côtés de 15 autres organisations représentatives du secteur culturel.

    Ce courrier fait suite à celui du 3 juillet, à l’origine du dégel des crédits culturels annoncé le 21 juillet par la ministre de la Culture, obtenu grâce à la mobilisation portée par le SYNDEAC et à la mobilisation du secteur — une décision qui évite à court terme fermetures de lieux, reports de saisons et annulations de productions, de résidences et de tournées.

    Mais ce dégel ne suffit pas. De nombreuses structures ont déjà subi des réductions importantes de leurs financements, et le PLF 2027 se prépare. Le SYNDEAC et les organisations signataires appellent donc l’État à donner au secteur des perspectives pluriannuelles et une visibilité à la hauteur des enjeux, en réaffirmant trois demandes :

    • la création d’une cellule de crise interministérielle ;
    • une conférence permanente réunissant État, collectivités territoriales et organisations représentatives du secteur culturel ;
    • un plan national de refinancement du service public de la culture.

    Monsieur le Président de la République,

    Par un courrier en date du 3 juillet 2026, nous vous avons alerté sur les conséquences irréversibles des annulations de crédits envisagées pour le service public de la culture.

    Les mobilisations convergentes des organisations professionnelles, des équipes artistiques, des directions d’institutions, des festivals, ainsi que les prises de paroles inédites de nombreux élus locaux de tous bords ont ponctué ces dernières semaines.

    La ministre de la Culture a annoncé le 21 juillet le dégel des crédits concernés et nous l’en remercions. En effet, cette décision répond en partie aux inquiétudes que nous avions formulées : à court terme, ce dégel permet d’éviter des fermetures de lieux, des reports de saisons, l’annulation de productions, de résidences et de tournées, et contribue à préserver l’emploi artistique et technique. Nous espérons que cette prise de conscience de telles conséquences perdurera au-delà de 2026.

    Elle ne doit toutefois pas faire oublier que de nombreuses autres structures culturelles ont déjà subi cette année des réductions parfois très importantes de leurs financements, sans qu’aucune mesure comparable ne vienne en atténuer les effets. Cette réalité renforce l’urgence de donner au secteur des perspectives durables et une visibilité à la hauteur des enjeux.

    Car, à ce stade, aucun engagement n’a été pris au-delà de l’exercice en cours, en particulier en vue du projet de loi de finances pour 2027. Or, les décisions prises aujourd’hui conditionnent dès à présent la capacité des structures à programmer, coproduire, engager des équipes, et à maintenir un maillage culturel équilibré sur l’ensemble du territoire.

    Cet équilibre a déjà été largement mis à mal ces dernières années pour nombre de structures dont la capacité d’adaptation atteint ses limites, tout particulièrement pour les équipes artistiques, mais aussi les festivals et scènes de territoire. C’est pourquoi nous souhaitons, par ce nouveau courrier, réaffirmer la nécessité pour l’État d’affirmer une vision claire pour le service public de la culture. A ce titre, les demandes formulées le 3 juillet dernier demeurent pleinement d’actualité :

    • la création d’une “cellule de crise interministérielle”, capable de prendre en compte la dimension transversale de la politique culturelle (éducation, cohésion des territoires, emploi, économie, justice, tourisme, etc.) ;
    • la mise en place d’une “conférence permanente réunissant l’État, les collectivités territoriales et les organisations représentatives du secteur culturel”, afin de construire une stratégie partagée, à la hauteur de l’implication financière des collectivités et des enjeux de cohésion sociale ;
    • l’élaboration d’un “plan national de refinancement du service public de la culture”, permettant de sortir de la gestion au coup par coup et de redonner de la visibilité aux institutions comme aux équipes indépendantes.


    Nous restons convaincus que la période qui s’ouvre, marquée par la préparation de la loi de finances 2027 dans un contexte politique et budgétaire incertain, appelle des signaux forts de l’État. Sans perspectives pluriannuelles ni consolidation des moyens, les équipes artistiques, festivals de territoire, lieux de création, de production et de diffusion et projets d’éducation artistique et culturelle continueront de se trouver en situation de survie, au détriment de l’emploi, de la diversité artistique et de l’accès de toutes et tous à la culture.

    Nous réitérons notre entière disponibilité pour contribuer à ces travaux, dans un esprit de responsabilité et de co-construction avec l’État et les collectivités territoriales. La vitalité exceptionnelle des publics, la densité du tissu culturel français et l’engagement des artistes et des équipes appellent aujourd’hui des réponses à la hauteur de ce qui constitue un défi historique.

    Tout mandat présidentiel lègue un héritage. Vos décisions des prochains mois seront à n’en pas douter déterminantes pour signifier ou non le rôle de la culture dans notre société et la place que vous lui aurez attribuée.

    En vous remerciant de l’attention que vous porterez à la présente et dans l’attente de la confirmation de vos engagements relatifs à la pérennité de l’effort public en faveur de la culture, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.

    Organisations signataires : 

    AJC – le réseau de la diffusion du jazz en France et en Europe 
    Association des Centres chorégraphiques nationaux – ACCN 
    Association des Centres de développement chorégraphique nationaux – A-CDCN 
    Association des Centres dramatiques nationaux – ACDN 
    Association des Centres nationaux de création musicale – a/CNCM 
    Association des Centres nationaux des arts de la rue et de l’espace public – A-CNAREP 
    Association des Scènes Nationales – ASN 
    Association française des orchestres – AFO 
    Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés – FEVIS 
    France Festivals – Fédération des festivals de musique et du spectacle vivant 
    Futurs Composés – réseau national de la création musicale 
    Les Forces Musicales – Syndicat professionnel des opéras, orchestres et festivals d’art lyrique 
    Réseau Européen de Musique Ancienne – REMA 
    Réunion des Opéras de France – ROF 
    Scène Ensemble – organisation professionnelle des arts de la représentation 
    Syndeac – Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles 
    Territoires de Cirque

  • T.I.M. le trio lauréat Jazz With #1 en tournée en Finlande 

    T.I.M. le trio lauréat Jazz With #1 en tournée en Finlande 

    Invité par Vapaat äänet, le trio T.I.M. partira en Finlande du 5 au 12 septembre prochain. Huit dates sont au programme, de Salo à Joensuu, pour cette tournée organisée par Charles Gil avec le soutien d’AJC dans le cadre de ses actions internationales.

    Lauréat de la première édition de Jazz With en 2024, T.I.M. réunit le pianiste français Sébastien Palis et les musiciennes norvégiennes Karoline Wallace (chant) et Inger Hannisdal (violon, hardanger fiddle). Leur répertoire emprunte autant aux traditions populaires qu’à l’improvisation, faisant dialoguer piano, voix et cordes dans une écriture où les chansons semblent naître de souvenirs, de récits ou de comptines venues d’ailleurs.

    Les deux premières dates de la tournée seront données en duo par Sébastien Palis et Inger Hannisdal, avant que Karoline Wallace ne rejoigne le groupe pour la suite du parcours, qui passera par Kotka, Helsinki, Seinäjoki, Kajaani, Äänekoski et Joensuu.

    Cette tournée accompagne la sortie de Tall, Infinite, Microscopic, premier album du trio, attendu en septembre sur le label BMC Records.

    En attendant de découvrir ce premier disque, retrouvez ci-dessous la captation vidéo du concert donné lors des Rencontres AJC 2024, ainsi que l’enregistrement audio disponible sur le Bandcamp d’AJC.

    Dates de la tournée en Finlande 
    • 5 septembre — Salo (duo)
    • 6 septembre — Rajamäki (duo)
    • 7 septembre — Kotka
    • 8 septembre — Helsinki
    • 9 septembre — Seinäjoki
    • 10 septembre — Kajaani
    • 11 septembre — Äänekoski
    • 12 septembre — Joensuu

    La tournée est coproduite par Vapaat äänet et le Suomen Jazzliitto, avec Les Vibrants Défricheurs pour la production en France. Elle bénéficie du soutien d’AJC, du Centre national de la musique et de l’Institut français – Région Normandie.

  • À LA RENCONTRE DE SOUILLAC EN JAZZ

    À LA RENCONTRE DE SOUILLAC EN JAZZ

    Souillac en Jazz fête ses 50 ans. Un demi-siècle de jazz au cœur du Quercy, dans une ville lotoise de 4 000 habitants qui accueille chaque été l’une des plus anciennes manifestations jazz de France. Le festival, qui porte depuis 1985 le nom de Sim Copans, figure tutélaire de la radio jazz française et l’un de ses fondateurs, a su traverser les décennies sans perdre ni son âme ni son public.

    Le festival repose sur une mobilisation bénévole rare : des centaines de personnes issues du territoire, habitants, commerçants, élus, associations, qui s’impliquent chaque année pour que la fête ait lieu. C’est cette communauté humaine, autant que la programmation, qui constitue l’identité du festival et fidélise un public mêlant habitués de longue date et nouvelles générations de spectateurs.

    Souillac en Jazz a construit un modèle de programmation équilibré : grandes figures internationales, découvertes émergentes et concerts gratuits en plein air qui font de la ville entière une scène. L’édition du 50e en est une illustration : Émile Parisien, Youn Sun Nah & Bojan Z, Erik Truffaz & Antonio Lizana se succèdent sur la grande scène, tandis que le Duo Brady, lauréat Jazz Migration #11  et des formations régionales comme le Swing Machine Big Band incarnent cet équilibre entre émergence et territoire.

    À l’occasion de ses 50 ans, rencontre avec son directeur, Robert Peyrillou. 

    Cette année, Souillac en Jazz fête ses 50 ans. Qu’est-ce que cet anniversaire raconte de cette aventure et aussi finalement de l’histoire du jazz en territoire rural ? 
    C’est l’aventure des femmes et des hommes d’un territoire rural, qui cheminent de concert. Bénévoles, élus locaux, entrepreneurs, petites entreprises forment et font la commune. En se fédérant, ils animent la cité, attirent des spectateurs en période estivale d’une des meilleures destinations européennes.


    «La venue de musicien·nes de renom favorise la promotion de musicien·nes émergent·es comme celle des musicien·nes internationaux·les permettent la découverte des musiciens régionaux.»

    Depuis un demi-siècle, le festival défend une programmation à la fois exigeante et ouverte, entre grandes figures et découvertes. Comment construit-on aujourd’hui cet équilibre ? Les grandes figures de la note bleue déroulent le tapis rouge pour les découvertes notamment avec le dispositif Jazz Migration. La venue de musiciens de renom favorise la promotion de musiciens émergents comme celle des musiciens internationaux permettent la découverte des musiciens régionaux. Notre ancienneté ouvre les portes à cet équilibre qui déjà en 1976 l’Old Time Jazz Band de Toulouse précédait Memphis Slim jusqu’au duo Brady devant Youn Sun Nah et Bojan Z en 2026.

    Le festival repose depuis longtemps sur un fort engagement bénévole et local. Dans un contexte où beaucoup d’événements culturels sont fragilisés, qu’est-ce qui permet à Souillac en Jazz de durer ? Le bénévolat, le budget, l’équipe, la confiance des élus et des partenaires privés, l’accueil et la gastronomie du territoire, une reconnaissance qui se traduit aujourd’hui par l’émission d’un timbre-poste national par La Poste, la rigueur de la gestion entre prise de risques parfois comme avec Quest ou le « confort » avec Joshua Redman.


    Découvrez le timbre national à l’effigie du festival

  • Financements DRAC 2026

    Financements DRAC 2026

    Au-delà des débats sur le niveau global des financements publics, AJC, en tant que réseau professionnel et observatoire de terrain, a souhaité documenter la manière dont les arbitrages budgétaires 2026 se traduisent concrètement pour les structures de diffusion du jazz et des musiques improvisées. Les résultats de l’enquête menée récemment auprès du réseau AJC dessinent ainsi un paysage contrasté mais préoccupant. L’évolution médiane des financements DRAC observée entre 2025 et 2026 s’établit à -2,6 %, tandis que la baisse moyenne atteint -22,9 %, révélant des écarts importants entre les structures.

    Les données montrent que les structures bénéficiant d’un label ou d’un conventionnement apparaissent globalement mieux préservées. Celles-ci enregistrent une évolution médiane nulle et une baisse moyenne de 11 %. À l’inverse, les structures non labellisées affichent une baisse médiane de 10 % et une baisse moyenne de 31 %.
    Le même constat apparaît entre lieux et festivals. Les lieux connaissent une évolution médiane de -2 % et une baisse moyenne de 16 %, contre respectivement -5 % et -27 % pour les festivals.
    Enfin, les structures dont le budget dépasse 800 000 € présentent une évolution médiane nulle et une baisse moyenne de 5 %. Pour les structures dont le budget est inférieur à 800 000 €, la baisse médiane atteint 17 % et la baisse moyenne près de 40 %.

    Le principal enseignement de cette enquête n’est donc pas tant celui d’une baisse généralisée que celui d’une polarisation croissante du secteur, qui fragilise en priorité les structures les moins protégées et met à mal la complémentarité du maillage territorial culturel. Partout sur les territoires, nos festivals, nos lieux portent des missions essentielles : accompagnement d’artistes, résidences, diffusion, médiation, coopération, action culturelle, soutien à l’émergence ou encore développement de nouveaux projets, en dehors des dispositifs de labellisation ou de conventionnement. Or ce sont précisément ces missions qui apparaissent aujourd’hui les plus exposées.
    Les réponses recueillies montrent d’ailleurs que ce sont précisément ces engagements qui apparaissent aujourd’hui les plus fragilisés, dans un contexte où nos adhérents font également face à une diminution des financements des collectivités territoriales. Ces diminutions concernent des montants qui peuvent sembler modestes à l’échelle des budgets publics. Elles produisent pourtant des effets immédiats sur la capacité de diffusion, d’accompagnement et de présence artistique dans les territoires et font craindre pour la survie de plusieurs structures

    Le Manifeste pour une politique culturelle de l’artisanat musical, de la diversité et du commun rappelait récemment que la vitalité culturelle repose non seulement sur les équipements et les institutions, mais également sur un tissu dense d’acteurs qui produisent de la coopération, de la proximité et de la diversité à l’échelle des territoires. Les résultats de cette enquête confirment la fragilité croissante de cet écosystème et la nécessité d’une attention particulière aux structures intermédiaires et indépendantes. Si l’effort budgétaire demandé aux politiques publiques peut être une réalité, sa répartition n’est pas sans conséquence. Les données recueillies invitent à une vigilance particulière quant à ses effets sur les acteurs les plus fragiles, ceux qui assurent pourtant une part essentielle de la diffusion, de l’accompagnement des artistes et de la vitalité culturelle des territoires.

    Plus que jamais, ces constats appellent à un dialogue renforcé entre services de l’État, collectivités territoriales et acteurs professionnels afin que les choix budgétaires puissent être compris, discutés et assumés collectivement. Car l’enjeu n’est pas seulement celui de la pérennité de certaines structures ; il est celui de la capacité de nos territoires à continuer d’accueillir une création diverse, exigeante et accessible, à l’image de ce que portent les adhérents AJC depuis si longtemps..

  • Les festivals de l’été du réseau

    Les festivals de l’été du réseau

    Retrouvez tous les festivals d’été de nos adhérents sur la carte.
    Chaque année de nouveaux adhérents rejoignent AJC, et la liste des festivals d’été au sein du réseau s’allonge. De fin juin à fin août, ce sont alors plus de 25 festivals qui auront lieu. Avec cette abondance d’événements il va sans dire que toutes les esthétiques, tous les formats et territoires seront représentés !

    2026 marque également un cru exceptionnel d’anniversaires pour les festivals adhérents du réseau AJC : 25, 40 ou 50 ans d’existence pour Souillac en Jazz, Crest Jazz festival, Jazz à Porquerolles, Rhizomes et Les Rendez-vous de l’Erdre. L’occasion de revenir sur ces aventures qui, depuis des décennies, font vivre le jazz sur tous les territoires.

    JUIN – JUILLET 

    Festival des Musiques Vivaces – 15 au 21 juin – Toulouse 
    Jazz à Oloron – 25 juin au 2 juillet – Oloron Sainte Marie
    Jazz à Couches – 1er au 4 juillet – Couches
    Marseille Jazz des 5 continents – 1er au 13 juillet – Marseille
    Charlie Jazz – 3 au 6 juillet – Vitrolles
    Festival Rhizomes – 5 au 26 juillet – Paris
    Jazz à Porquerolles – 9 au 14 juillet – Porquerolles
    Jammin Summer Sessions – 9 au 20 juillet – Juan les Pins
    Jazz à la Petite France – 10 au 12 Juillet – Strasbourg
    Jazz à Luz – 10 au 13 juillet – Luz-Saint-Sauveur
    Millau Jazz festival – 12 au 18 juillet – Millau
    Avignon Jazz – 17 juillet au 2 août – Avignon
    Souillac en Jazz – 17 au 25 juillet – Souillac
    Astrada x Jazz in Marciac – 20 juillet au 5 août – Marciac
    Jazz à Junas – 22 au 25 juillet – Junas

    AOÛT 

    Crest Jazz Festival –  2 au 8 août – Crest
    Mens Alors – 3 au 8 août – Mens 
    Gaume Jazz Festival – 7 au 9 août – Rossignol Tintigny 
    Au Grès du Jazz – 8 au 16 Août – La Petite Pierre
    Parfum de jazz – 11 au 22 août – Tricastin et Baronnies  
    Jazz Campus en Clunisois – 15 au 22 août – Cluny 
    Météo Mulhouse Music Festival – 18 au 22 août – Mulhouse 
    Caph’ARTS’Naüm – 20 au 23 août – Lafauche
    Festival de Malguénac – 20 au 23 août – Malguénac  
    BatÔjazz 22 au 31 août – Chanaz 
    Les Rendez-vous de l’Erdre – 24 au 30 août – Nantes 

    50e ÉDITION DU CREST JAZZ FESTIVAL 

    Depuis 1976, le festival drômois s’est imposé comme un rendez-vous estival incontournable au pied de la Tour de Crest, accueillant jusqu’à 2 000 personnes en plein air avec une programmation éclectique qui a vu défiler en un demi-siècle des artistes aussi divers que Ray Charles, Cesaria Evora, Tigran Hamasyan ou Caravan Palace.

    L’équipe du festival se souvient de ses débuts : « En 1976, Crest est une petite ville de 7 500 habitants, au bord d’une rivière, « la Drôme » aux berges verdoyantes, dominée par sa tour médiévale… Quelques amoureux du jazz y font un festival et accueillent Dexter Gordon et Martial Solal. » Depuis, club, concours international de jazz vocal, stages de chant, École de la voix et nombreux partenariats ont fait de Crest un véritable foyer du jazz, vivant toute l’année dans la vallée.

    Pour ce 50e anniversaire, le festival se tient du 2 au 8 août 2026 avec une programmation qui illustre parfaitement son équilibre entre grands noms et découvertes : Lars Danielsson Liberetto, Dhafer Youssef, Émile Parisien, Erik Truffaz & Antonio Lizana, Ben l’Oncle Soul, mais aussi nit and dogs, lauréats Jazz Migration.

    « Nos partenaires institutionnels et privés, les commerçants de Crest, les festivaliers et nos bénévoles nous ont suivis dans cette belle aventure. Nous nous réjouissons, 50 ans plus tard, de fêter ce magnifique anniversaire et de continuer à faire rayonner le jazz dans notre vallée. Qui l’aurait dit ! Mais quel bonheur à partager ! » conclut l’équipe de Crest Jazz Festival

    LES RENDEZ VOUS DE L’ERDRE ONT 40 ANS 

    Depuis 1987, cet événement annuel s’est imposé comme l’un des plus grands festivals de jazz en France et un rassemblement nautique rare, entièrement gratuit, en plein air sur l’espace public, à Nantes et dans 14 autres villes de Loire-Atlantique sur 86 km le long de l’Erdre et du canal de Nantes à Brest. Plus de 120 concerts avec une programmation riche et représentative du jazz d’aujourd’hui, combinés à un rassemblement de 150 bateaux du patrimoine. 

    Pour Loïc Breteau, le directeur, et Estelle Beauvineau, la programmatrice, cette longévité tient avant tout à l’investissement de la ville de Nantes, moteur historique du festival depuis sa création : « C’est avant tout l’engagement de la ville de Nantes, et une politique culturelle qui soit accessible au plus grand nombre. » Le festival réunit aussi, autour de cet engagement municipal, un large cercle de partenaires, collectivités, entreprises, associations, écoles de musique, clubs nautiques qui en font « le résultat d’une véritable alchimie ».

    Au fil des ans, ce soutien a permis au festival de devenir « un rituel joyeux autour du jazz et du nautisme, un rendez-vous incontournable pour les nantais·e·s et les habitant·e·s du territoire avant la rentrée. » La gratuité, dans l’ADN du festival depuis l’origine, ils la défendent comme bien plus qu’un principe d’accessibilité : « une utopie bien réelle dans le monde d’aujourd’hui », qui permet de bousculer l’image d’un jazz élitiste. « Le public vient aux Rendez-vous de l’Erdre pour se laisser surprendre, avec la garantie de vivre d’intenses moments de découverte artistique. »

    Cet ancrage se retrouve aussi dans la programmation, où environ 50% des artistes sont issus de la scène locale et régionale « riche, qualitative, créative ».
    Avant de découvrir la programmation complète,  des premiers noms ont déjà été annoncés, parmi lesquels l’Orchestre National de Jazz, Anne Paceo, Shai Maestro, Aja-Monet, Momoko Gill, Sean « Mack » McDonald et le Kyoto Jazz Massive.

    Le festival lance également une fanfare participative encadrée par le groupe Zounds : après le succès d’une première édition l’an dernier, « plus de 100 instrumentistes joueront dans 7 lieux du festival, dont un final éblouissant sur les quais pour la parade nautique le samedi soir à Nantes », précisent Estelle et Loïc, qui y voient une évidence : « la pratique amateur a toute sa place sur un espace comme le festival. Et puis le jazz est une musique de club, mais c’est aussi une musique de rue, qui a besoin de sortir du cadre de la scène et de vivre au grand air ! »

    JAZZ À PORQUEROLLES FÊTE SON 25e ANNIVERSAIRE 

    5 soirées de création et de fête pour cette 25e édition de Jazz à Porquerolles !
    Avec Papanosh, Sofiane Saidi, Camélia Jordana, Théo Ceccaldi, Laurent Bardainne, Gabi Hartmann, Thomas de Pourquery, Samy Thiébault, Shai Maestro, Airelle Besson, Lionel Suarez, Cyril Atef, Kenny Garrett….
    Né en 2002 de l’imagination de Frank Cassenti, musicien et cinéaste tombé amoureux de cette île du Parc national de Port-Cros, le festival transforme chaque été le Fort Sainte-Agathe en scène à ciel ouvert face à la Méditerranée.

    Pour Samuel Thiebault, son directeur artistique, ce quart de siècle tient à une fidélité simple : « Depuis vingt-cinq ans, avec les musiciens, avec nos équipes et avec vous, nous poursuivons une même idée : faire naître de la joie et de l’émotion dans notre île préférée. » Une manière, ajoute-t-il, de résister au tumulte du monde : « À Porquerolles, nous nous rendons disponibles à la beauté du site, à la musique, aux autres, à la fête, à l’improvisation, à ce qui soudain s’invente et nous emporte. C’est notre manière de résister aux passions tristes et de préserver, simplement, ce qu’il y a de plus vibrant en nous. »
    Depuis Hyères, suivez la musique venue du large, embarquez pour l’île du jazz, du 10 au 14 juillet !

    Découvrir le teaser

    FESTIVAL RHIZOMES : 25e ÉDITION 

    Depuis un quart de siècle, le festival cultive une même énergie faite de collisions fertiles entre musiques et cultures du monde, dans les parcs et jardins du 18e arrondissement parisien et de Seine-Saint-Denis. Pour cette édition anniversaire, du 5 au 26 juillet, le festival met « le danse-flore » à l’honneur avec une programmation qui convoque l’afro-punk de Jupiter & Okwess, le maloya de Lindigo, les envolées mandingues de Mah Damba, ou encore l’électro-pop japonisante de Maïa Barouh, un tour du monde musical entièrement gratuit et en plein air.

    Le festival se prolonge aussi à travers ses Balades Extraordinaires, des parcours en pleine nature au Parc Floral, sur la Petite Ceinture ou au domaine de Villarceaux, où musiciens, danseurs et circassiens viennent enchanter le public.

    À LA RENCONTRE DE SOUILLAC EN JAZZ POUR SES 50 ANS !

    Du 21 au 26 juillet, le festival lotois cèlèbre ses 50 années et  réunit pour l’occasion ce qui se fait de mieux : Émile Parisien, Youn Sun Nah & Bojan Z, Erik Truffaz & Antonio Lizana, ainsi que le Duo Brady, lauréat Jazz Migration. « C’est l’aventure des femmes et des hommes d’un territoire rural, qui cheminent de concert. Bénévoles, élus locaux, entrepreneurs, petites entreprises forment et font la commune.» : un demi-siècle raconté à AJC par son président fondateur Robert Peyrillou.

  • Jazz With #3 – The laureates

    Jazz With #3 – The laureates

    Jazz With #3: Three new European projects selected!

    For its third edition, Jazz With reaffirms its commitment to supporting the creation and circulation of jazz across Europe. Out of more than 90 applications received, three projects have been selected: ANAPHORA, KABARILA QUARTET, and SMIODAIR.

    Three musical worlds, one European spirit
    Bringing together artists from Germany, Belgium, the United Kingdom, Switzerland, Austria, Greece and France, the three selected projects embody the vitality and diversity of today’s European jazz scene.

    Led by drummer Marco Luparia and pianist Amalia Deorsola, ANAPHORA explores a musical territory where cyclical rhythms and poetic expression meet in a hypnotic ritual. Featuring artists including Delphine Joussein and Lukas Kranzelbinder, KABARILA QUARTET develops a free, organic, and vibrant music shaped by years of collective practice and deep listening. Bringing together some of the most distinctive voices on the British and European improvised music scene, SMIODAIR, featuring Laura Jurd and Robin Fincker, weaves together powerful grooves, folk-inspired melodies, and dreamlike sonic landscapes.

    Touring support and professional development
    The three selected projects will perform at the next Rencontres AJC on December 1st 2026, in front of an audience of presenters, journalists, institutional representatives, and music professionals from France and across Europe.

    Each group will receive a touring support grant as well as tailored professional support, including networking opportunities, organisational development, tour logistics assistance, and help identifying performance opportunities in France and across Europe.

    A renewed european commitment
    Building on the strength of the AJC network in France and throughout Europe, Jazz With continues to pursue a clear objective: supporting ambitious artistic projects, fostering their circulation, and strengthening connections between European jazz scenes.

    ANAPHORA

    EN: Together with Paris-based drummer Marco Luparia and double bass player Sofia Eftychidou, pianist and composer Amalia Deorsola presents Anaphora, a piano trio that “switches and mixes several genres and rhythms in an incredibly mastered and enjoyable way” [Best of Jazz, US]. An athletic criss-cross between jazz and non european musical traditions centered on wood based piano preparation, Anaphora explores the power within the collective process of dreaming out sounds and sounding out dreams. With [Bloom], the trio brews a genre and gender free musical hybrid. One where colourful percussive spaces interweave with meditative gongs and hypnotic melodies.

    Amalia Deorsola (FR / BE) –  prepared piano, piano
    Marco Luparia (FR) – drums, objects
    Sofia Eftychidou (GR / DE) – doublebass

    FR : Avec Marco Luparia (batterie) et Sofia Eftychidou (contrebasse), la pianiste Amalia Deorsola présente Anaphora, un trio de piano qui « passe d’un genre et d’un rythme à l’autre, les mêlant ave une maîtrise et un plaisir d’écoute « remarquables » (Best of Jazz, US). Véritable croisement dynamique entre le jazz et des traditions musicales extra-européennes, centré sur les techniques de préparation du piano à base de bois, Anaphora explore la force du processus collectif : rêver les sons et donner corps aux rêves par le son. Avec Bloom, le trio élabore un hybride musical affranchi des genres et des catégories. Des espaces percussifs aux couleurs chatoyantes s’entrelacent avec des gongs méditatifs et des mélodies hypnotiques. 

    Amalia Deorsola (FR / BE) –  piano préparé, piano
    Marco Luparia (FR) – batterie, objets
    Sofia Eftychidou (GR / DE) – contrebasse

    KABARILA QUARTET

    © Max Andrzejewski

    EN: Kabarila is a long-term project initiated in 2023 at the Südtirol Jazz Festival, centered on a radical format of five-hour continuous performances based entirely on free improvisation. Within this setting, four musicians and three dancers have developed an intense practice of collective listening, endurance, and real-time composition. Out of this experience emerges the Kabarila quartet: Delphine Joussein (France), Lukas Kranzelbinder (Austria), Julian Sartorius (Switzerland), and Johannes Schleiermacher (Germany). All four are established and widely recognized artists in the European jazz and improvised music scene.

    Delphine Joussein (FR) flute, fx, voice
    Lukas Kranzelbinder (AT) contrebasse, guembri
    Johannes Schleiermacher (DE) saxophone, flute, electronics
    Julian Sartorius (CH) drums, percussions


    FR : Kabarila est un projet à long terme lancé en 2023 lors du Südtirol Jazz Festival, articulé autour d’un format radical consistant en des performances continues de cinq heures, entièrement fondées sur l’improvisation libre. Dans ce cadre, quatre musiciens et trois danseurs ont développé une pratique intense d’écoute collective, d’endurance et de composition en temps réel. De cette expérience est né le quartet Kabarila : Delphine Joussein (France), Lukas Kranzelbinder (Autriche), Julian Sartorius (Suisse) et Johannes Schleiermacher (Allemagne). Tous les quatre sont des artistes confirmés et largement reconnus sur la scène européenne du jazz et de la musique improvisée.

    Delphine Joussein (FR) flûte, effets, voix
    Lukas Kranzelbinder (AT) contrebasse, guembri
    Johannes Schleiermacher (DE) saxophone, flûte
    Julian Sartorius (CH) batterie

    SMIODAIR

    © Celie Nigoumi / Sylvain Gripoix / Annika Nagel / Monika S. Jakubowska

    EN: Smiodair brings together four leading european improvisers that share a long musical history yet had never collaborated as an ensemble. Between them they have worked extensively with many key players and musical innovators of their time and have developed a distinctive language both as improvisers and composers as well leading strong ensembles over the years. Playing original music composed by each member of the group, the quartet weaves in and out of improvisation in a unique way, thus creating an exciting musical narrative where thunderous grooves collide with dream-like sonic landscapes, intertwined folk influenced melodies and contagiously joyful musical conversations.

    Robin Fincker (FR) – Saxophone
    Laura Jurd (UK) – Trumpet
    Simon Jermyn (DE) – Electric Bass
    Dave Smith (UK)  – Drums

    FR : Smiodair réunit quatre figures majeures de l’improvisation européenne qui partagent une longue histoire musicale, sans avoir jamais auparavant collaboré au sein d’un même ensemble. Au fil de leurs parcours, ils ont travaillé avec de nombreux musiciens marquants de leur époque. Chacun a développé un langage singulier, à la fois comme improvisateur et compositeur, tout en dirigeant au fil des années des formations de premier plan. À travers des compositions originales signées par chacun de ses membres, le quartet navigue avec une grande liberté entre écriture et improvisation. Il construit ainsi un récit musical captivant où des grooves puissants et telluriques se heurtent à des paysages sonores oniriques, tandis que des mélodies inspirées des musiques traditionnelles s’entrelacent à des échanges musicaux d’une joie communicative.

    Robin Fincker (FR) – saxophone
    Laura Jurd (UK) – trompette
    Simon Jermyn (DE) – basse électrique
    Dave Smith (UK) – batterie

    JAZZ WITH #3 IN FIGURES

  • COMMUNIQUÉ — JAZZ À VAUVERT

    COMMUNIQUÉ — JAZZ À VAUVERT

    L’annulation du festival Jazz à Vauvert par la nouvelle municipalité, à quelques semaines de son ouverture, constitue un signal alarmant pour l’ensemble du secteur.

    AJC et Occijazz apportent tout leur soutien à leur adhérent, l’association Jazz à Junas, qui a su, avec détermination et réactivité, maintenir le festival dans la ville voisine de Vergèze. Cette relocalisation forcée démontre, s’il le fallait encore, la solidité, la pertinence et l’utilité réelle du tel projet dans l’écosystème local, ainsi que la reconnaissance de sa valeur par d’autres collectivités.

    Au-delà de cette situation locale, cette décision pose des questions de fond.

    Elle remet en cause un principe essentiel : la liberté de programmation. Le travail des structures de diffusion repose sur une indispensable indépendance. Conditionner le soutien public à une reprise en main politique des contenus constitue une ligne rouge pour l’ensemble de la filière.

    Elle traduit également une vision réductrice et erronée de la place des festivals dans les territoires. Non, un festival ne se résume pas à des “recettes directes” pour une ville. Il génère des retombées économiques, sociales et culturelles largement documentées : fréquentation accrue des commerces, attractivité territoriale, emploi local, dynamisation des réseaux éducatifs comme associatifs. À cela s’ajoute l’essentiel : une vie culturelle forte, partagée et ancrée dans les territoires.

    Le calendrier de cette décision, enfin, interroge fortement et témoigne d’une méconnaissance du travail engagé et de la responsabilité collective qu’implique l’organisation d’un tel projet.

    Le jazz, comme d’autres musiques issues d’histoires de luttes et d’émancipation, porte en lui des valeurs de liberté, de circulation et de dialogue. Les projets que nous défendons au sein d’AJC et d’Occijazz reposent précisément sur ces dynamiques de coopération et le travail mené par Jazz à Junas à Vauvert comme ailleurs sur le territoire en est un magnifique exemple.

    Ce qui se joue aujourd’hui à Vauvert n’est pas un cas isolé. D’autres situations similaires émergeront dans les mois à venir. Il est de notre responsabilité collective de rester vigilants et solidaires, face à toute remise en cause de ces principes.

    AJC et Occijazz réaffirment ainsi leur engagement aux côtés de leurs membres et de l’ensemble des acteurs qui œuvrent, partout sur les territoires, pour des cultures ouvertes, plurielles, indépendantes et partagées.

    Contacts :

    AJC • Antoine Bos • antoinebos@ajc-jazz.eu

    Occijazz • Christine Dumons • Ségolène Alexcoordination@occijazz.fr

    Logo de AJC Jazz - Association Jazz Croisé
  • FONPEPS : un levier essentiel pour la création musicale

    FONPEPS : un levier essentiel pour la création musicale

    Une enquête menée auprès du réseau AJC met en lumière le rôle central du FONPEPS dans l’économie de nos diffuseurs. Une large majorité des répondants y a eu recours au moins une fois ces dernières années, confirmant l’importance d’un tel dispositif pour soutenir l’activité artistique.

    En 2024, le montant moyen s’élève à 4 516 €, pour une médiane de 2 006 €. En 2025, la moyenne atteint 4 221 €, avec une médiane de 2 599 €. Si le FONPEPS représente le plus souvent une part limitée du budget global, son impact est nettement plus marqué sur le budget artistique : fréquemment entre 5 % et 15 %, avec une moyenne de 4,5 % et une médiane de 3 %, soulignant encore plus la fragilité des budgets artistiques des structures de diffusion aujourd’hui.

    Ce soutien agit comme un véritable levier de faisabilité. Il conditionne le nombre de projets réalisés, la taille des plateaux artistiques et le volume de concerts programmés. À l’approche de la réforme annoncée pour 2026, les inquiétudes sont fortes et convergent vers une baisse du nombre de dates, une réduction du nombre d’artistes programmés et une diminution de la prise de risque artistique. Les projets les plus fragiles, les moins accompagnés et les plus jeunes pourraient être les premiers impactés, au risque de renforcer des déséquilibres déjà évidents au sein de la création.

    Concernant l’emploi permanent, les effets restent pour l’instant limités, notamment parce que peu de structures atteignent le plafond annuel du dispositif. Néanmoins, près de 250 000 € d’aides à l’emploi permanent sont concernés. La réforme est ainsi perçue comme un facteur de fragilisation à moyen terme, avec le risque d’une érosion progressive de modèles économiques autour de l’emploi déjà tendus.

    Cette enquête rappelle que le FONPEPS ne constitue pas une aide marginale, mais bien un outil structurant pour la vitalité et la diversité de la création musicale et que cette réforme est une nouvelle source d’inquiétudes et d’incertitudes pour le champ de la diffusion musicale.