Catégorie : Actualités

  • Archipels : accompagner celles et ceux qui inventent les lieux de diffusion de demain

    Archipels : accompagner celles et ceux qui inventent les lieux de diffusion de demain

    Créer aujourd’hui un nouveau lieu, un nouveau festival relève souvent du défi, encore plus si celui-ci y programme du jazz ! Fragilité économique, difficulté d’accès aux premiers financements, construction des publics, inscription dans un territoire… les obstacles sont nombreux, alors même que de telles initiatives sont essentielles.

    C’est pour répondre à cet enjeu qu’AJC a imaginé Archipels. Plus qu’un dispositif d’accompagnement, le programme est un laboratoire. Son ambition est d’expérimenter une nouvelle manière de soutenir les diffuseurs émergents en s’appuyant sur ce qui constitue la première richesse du réseau : ses membres eux-mêmes.

    Sélectionnées en 2026, six structures représentatives de la diversité des nouvelles dynamiques de diffusion composent cette première promotion :

    • La Grange de l’Oiseau Bleu (Arthez, 58), lieu rural développant une programmation et un travail de résidence.
    • Home Factory (Rouen, 76), qui articule un festival et un travail de diffusion tout au long de l’année.
    • Baignade Sauvage (Ambialet, 81), festival rural dont la programmation dépasse les frontières du jazz.
    • Le 38 Riv (Paris, 75), club indépendant consacré au jazz actuel et à l’émergence artistique.
    • Bordures (Redon, 35), projet associant diffusion, création et développement territorial.
    • PointBreak (Dijon, 21), espace de réflexion, de promotion et de diffusion des musiques improvisées

    Archipels repose donc sur cette conviction forte : les réponses les plus pertinentes naissent souvent de l’échange entre pairs. Les défis rencontrés par un nouveau diffuseur trouvent rarement des solutions toutes faites. En revanche, ils résonnent avec l’expérience d’autres festivals, clubs ou lieux qui ont traversé les mêmes étapes.

    Le rôle d’AJC est alors de créer les conditions de ces rencontres, de mettre en relation les bonnes personnes au bon moment et de favoriser une circulation des idées, des méthodes et des expériences à l’intérieur du réseau. En ouvrant de nouveaux chemins entre les structures, AJC souhaite faire émerger une réseau capable de s’entraider, de partager ses réussites comme ses difficultés, et de construire collectivement de nouvelles réponses, aux enjeux de demain, qui se font de plus en plus pressants…

  • AJC Connecte : des échanges au cœur du réseau

    AJC Connecte : des échanges au cœur du réseau

    Dans nos musiques, les réponses aux défis quotidiens se trouvent rarement dans des manuels. Elles se construisent au contact de celles et ceux qui partagent les mêmes réalités. C’est de cette conviction qu’est né AJC Connecte. Pendant plusieurs jours, un·e salarié·e d’une structure membre d’AJC rejoint l’équipe d’un autre festival ou lieu membre du réseau pour partager son quotidien, observer ses méthodes de travail et échanger autour de problématiques communes.

    Avec AJC Connecte, l’idée est simple : créer des espaces d’apprentissage entre pairs, au plus près des réalités du terrain. En quelques mois, une dizaine de professionnel·les ont déjà pris part à ces immersions. Toutes racontent la même chose : derrière la découverte de nouvelles pratiques, elles renforcent les liens entre les équipes, nourrissent les projets de chacun et donnent une réalité concrète à ce que signifie appartenir à un réseau.

    Parmi les nombreux·ses professionnel·les déjà parti·es en immersion, trois nous ont partagé leur expérience :

    • Zelda Pollard (Jazzdor) à Albi Jazz Festival, du 28 au 31 janvier, pour découvrir un festival multi-sites et ses différentes formes de rencontre avec les publics.
    Yoann Moreau (Le Petit Faucheux) à Jazz sous les Pommiers, du 12 au 14 mai, pour approfondir ses compétences en gestion administrative et budgétaire.

    • Dorian Tordi (Le Périscope) à JazzUS, du 15 au 18 juin, pour s’inspirer d’une structure poly-activité et de son ingénierie culturelle.

    Pour ces trois participant·es, ces immersions ne se sont pas limitées à l’observation : elles ont donné lieu à de véritables échanges de pratiques, directement ancrés dans le quotidien des structures.

    À Albi Jazz Festival, Zelda Pollard a notamment participé à deux ateliers du projet de médiation « Young Girls in the Band », autour du répertoire de Carla Bley.

    Les échanges avec Anthony, Eve et Rose m’ont permis de confronter nos expériences autour de problématiques communes : favoriser la mixité entre jeunes et adultes amateurs, encourager la participation des musiciennes ou encore adapter les arrangements à des effectifs et à des niveaux de pratique très variés.”Zelda Pollard 

    Atelier de médiation Young Girl in the Band © Zelda pollard

    De son côté, Yoann Moreau a pris part à plusieurs temps du festival Jazz sous les Pommiers : réunions d’équipe, rencontres professionnelles, bénévolat et découvertes artistiques. Il a notamment pu échanger avec les équipes administratives sur les outils numériques, la comptabilité et la gestion, tout en découvrant le rôle essentiel des plus de 500 bénévoles mobilisés chaque année.

    Pour Dorian Tordi, cette immersion à JazzUS a été l’occasion de découvrir une structure poly-activité, d’échanger sur les enjeux d’organisation et de financement, mais aussi de créer des liens durables avec l’équipe accueillante.

    Un échange ressource, aussi bien pour moi que pour JazzUS, qui donne envie de rester en contact et d’envisager un “match retour” pour approfondir les sujets déjà abordés.” — Dorian Tordi

    Dorian à Jazzus avec Gilles Gautier (le directeur) 

    Malgré la diversité des structures, les participant·es soulignent un même constat : les enseignements tirés de ces immersions peuvent nourrir concrètement leur propre pratique professionnelle.

    Zelda Pollard a été inspirée par la convivialité du festival d’Albi, notamment la proximité des lieux de diffusion, les espaces de rencontre entre artistes, équipes et publics, ainsi que les propositions complémentaires comme la radio en direct, les projections de documentaires ou les concerts gratuits.

    Yoann Moreau, quant à lui, a pu observer l’organisation de la production, de l’accueil artistique, de la logistique et de la billetterie lors d’un temps fort de fréquentation.

    Cette immersion a enrichi ma compréhension des réalités opérationnelles et administratives d’un festival de grande envergure, mettant en lumière des difficultés qui, malgré une différence d’échelle, présentent des similitudes avec celles auxquelles nous faisons face.”Yoann Moreau

    Au-delà des compétences acquises, AJC Connecte porte une ambition plus profonde : faire vivre le réseau à toutes les échelles. Trop souvent, les relations entre structures reposent essentiellement sur les directions. En ouvrant ces échanges à l’ensemble des équipes, le dispositif multiplie les points de contact, crée de nouvelles circulations de savoirs comme d’idées et de nouveaux liens entre membres d’AJC. Le réseau gagne en densité. Les liens ne se limitent plus aux directions : ils se créent aussi entre les salariés et bénévoles, au fil des métiers que portent nos adhérents. 


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  • LETTRE OUVERTE – Dégel des crédits culturels et vigilance pour l’avenir

    LETTRE OUVERTE – Dégel des crédits culturels et vigilance pour l’avenir

    AJC est signataire d’une nouvelle lettre du SYNDEAC, adressée au Président de la République aux côtés de 15 autres organisations représentatives du secteur culturel.

    Ce courrier fait suite à celui du 3 juillet, à l’origine du dégel des crédits culturels annoncé le 21 juillet par la ministre de la Culture, obtenu grâce à la mobilisation portée par le SYNDEAC et à la mobilisation du secteur — une décision qui évite à court terme fermetures de lieux, reports de saisons et annulations de productions, de résidences et de tournées.

    Mais ce dégel ne suffit pas. De nombreuses structures ont déjà subi des réductions importantes de leurs financements, et le PLF 2027 se prépare. Le SYNDEAC et les organisations signataires appellent donc l’État à donner au secteur des perspectives pluriannuelles et une visibilité à la hauteur des enjeux, en réaffirmant trois demandes :

    • la création d’une cellule de crise interministérielle ;
    • une conférence permanente réunissant État, collectivités territoriales et organisations représentatives du secteur culturel ;
    • un plan national de refinancement du service public de la culture.

    Monsieur le Président de la République,

    Par un courrier en date du 3 juillet 2026, nous vous avons alerté sur les conséquences irréversibles des annulations de crédits envisagées pour le service public de la culture.

    Les mobilisations convergentes des organisations professionnelles, des équipes artistiques, des directions d’institutions, des festivals, ainsi que les prises de paroles inédites de nombreux élus locaux de tous bords ont ponctué ces dernières semaines.

    La ministre de la Culture a annoncé le 21 juillet le dégel des crédits concernés et nous l’en remercions. En effet, cette décision répond en partie aux inquiétudes que nous avions formulées : à court terme, ce dégel permet d’éviter des fermetures de lieux, des reports de saisons, l’annulation de productions, de résidences et de tournées, et contribue à préserver l’emploi artistique et technique. Nous espérons que cette prise de conscience de telles conséquences perdurera au-delà de 2026.

    Elle ne doit toutefois pas faire oublier que de nombreuses autres structures culturelles ont déjà subi cette année des réductions parfois très importantes de leurs financements, sans qu’aucune mesure comparable ne vienne en atténuer les effets. Cette réalité renforce l’urgence de donner au secteur des perspectives durables et une visibilité à la hauteur des enjeux.

    Car, à ce stade, aucun engagement n’a été pris au-delà de l’exercice en cours, en particulier en vue du projet de loi de finances pour 2027. Or, les décisions prises aujourd’hui conditionnent dès à présent la capacité des structures à programmer, coproduire, engager des équipes, et à maintenir un maillage culturel équilibré sur l’ensemble du territoire.

    Cet équilibre a déjà été largement mis à mal ces dernières années pour nombre de structures dont la capacité d’adaptation atteint ses limites, tout particulièrement pour les équipes artistiques, mais aussi les festivals et scènes de territoire. C’est pourquoi nous souhaitons, par ce nouveau courrier, réaffirmer la nécessité pour l’État d’affirmer une vision claire pour le service public de la culture. A ce titre, les demandes formulées le 3 juillet dernier demeurent pleinement d’actualité :

    • la création d’une “cellule de crise interministérielle”, capable de prendre en compte la dimension transversale de la politique culturelle (éducation, cohésion des territoires, emploi, économie, justice, tourisme, etc.) ;
    • la mise en place d’une “conférence permanente réunissant l’État, les collectivités territoriales et les organisations représentatives du secteur culturel”, afin de construire une stratégie partagée, à la hauteur de l’implication financière des collectivités et des enjeux de cohésion sociale ;
    • l’élaboration d’un “plan national de refinancement du service public de la culture”, permettant de sortir de la gestion au coup par coup et de redonner de la visibilité aux institutions comme aux équipes indépendantes.


    Nous restons convaincus que la période qui s’ouvre, marquée par la préparation de la loi de finances 2027 dans un contexte politique et budgétaire incertain, appelle des signaux forts de l’État. Sans perspectives pluriannuelles ni consolidation des moyens, les équipes artistiques, festivals de territoire, lieux de création, de production et de diffusion et projets d’éducation artistique et culturelle continueront de se trouver en situation de survie, au détriment de l’emploi, de la diversité artistique et de l’accès de toutes et tous à la culture.

    Nous réitérons notre entière disponibilité pour contribuer à ces travaux, dans un esprit de responsabilité et de co-construction avec l’État et les collectivités territoriales. La vitalité exceptionnelle des publics, la densité du tissu culturel français et l’engagement des artistes et des équipes appellent aujourd’hui des réponses à la hauteur de ce qui constitue un défi historique.

    Tout mandat présidentiel lègue un héritage. Vos décisions des prochains mois seront à n’en pas douter déterminantes pour signifier ou non le rôle de la culture dans notre société et la place que vous lui aurez attribuée.

    En vous remerciant de l’attention que vous porterez à la présente et dans l’attente de la confirmation de vos engagements relatifs à la pérennité de l’effort public en faveur de la culture, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.

    Organisations signataires : 

    AJC – le réseau de la diffusion du jazz en France et en Europe 
    Association des Centres chorégraphiques nationaux – ACCN 
    Association des Centres de développement chorégraphique nationaux – A-CDCN 
    Association des Centres dramatiques nationaux – ACDN 
    Association des Centres nationaux de création musicale – a/CNCM 
    Association des Centres nationaux des arts de la rue et de l’espace public – A-CNAREP 
    Association des Scènes Nationales – ASN 
    Association française des orchestres – AFO 
    Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés – FEVIS 
    France Festivals – Fédération des festivals de musique et du spectacle vivant 
    Futurs Composés – réseau national de la création musicale 
    Les Forces Musicales – Syndicat professionnel des opéras, orchestres et festivals d’art lyrique 
    Réseau Européen de Musique Ancienne – REMA 
    Réunion des Opéras de France – ROF 
    Scène Ensemble – organisation professionnelle des arts de la représentation 
    Syndeac – Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles 
    Territoires de Cirque

  • T.I.M. le trio lauréat Jazz With #1 en tournée en Finlande 

    T.I.M. le trio lauréat Jazz With #1 en tournée en Finlande 

    Invité par Vapaat äänet, le trio T.I.M. partira en Finlande du 5 au 12 septembre prochain. Huit dates sont au programme, de Salo à Joensuu, pour cette tournée organisée par Charles Gil avec le soutien d’AJC dans le cadre de ses actions internationales.

    Lauréat de la première édition de Jazz With en 2024, T.I.M. réunit le pianiste français Sébastien Palis et les musiciennes norvégiennes Karoline Wallace (chant) et Inger Hannisdal (violon, hardanger fiddle). Leur répertoire emprunte autant aux traditions populaires qu’à l’improvisation, faisant dialoguer piano, voix et cordes dans une écriture où les chansons semblent naître de souvenirs, de récits ou de comptines venues d’ailleurs.

    Les deux premières dates de la tournée seront données en duo par Sébastien Palis et Inger Hannisdal, avant que Karoline Wallace ne rejoigne le groupe pour la suite du parcours, qui passera par Kotka, Helsinki, Seinäjoki, Kajaani, Äänekoski et Joensuu.

    Cette tournée accompagne la sortie de Tall, Infinite, Microscopic, premier album du trio, attendu en septembre sur le label BMC Records.

    En attendant de découvrir ce premier disque, retrouvez ci-dessous la captation vidéo du concert donné lors des Rencontres AJC 2024, ainsi que l’enregistrement audio disponible sur le Bandcamp d’AJC.

    Dates de la tournée en Finlande 
    • 5 septembre — Salo (duo)
    • 6 septembre — Rajamäki (duo)
    • 7 septembre — Kotka
    • 8 septembre — Helsinki
    • 9 septembre — Seinäjoki
    • 10 septembre — Kajaani
    • 11 septembre — Äänekoski
    • 12 septembre — Joensuu

    La tournée est coproduite par Vapaat äänet et le Suomen Jazzliitto, avec Les Vibrants Défricheurs pour la production en France. Elle bénéficie du soutien d’AJC, du Centre national de la musique et de l’Institut français – Région Normandie.

  • Communiqué de presse relatif à la situation de la Spedidam

    Communiqué de presse relatif à la situation de la Spedidam

    Par un communiqué en date du 20 mars, la SPEDIDAM informe les bénéficiaires des aides qu’elle attribue au titre de l’Action culturelle d’une suspension de l’ensemble des commissions d’agrément et de toutes les demandes actuelles momentanément. La SPEDIDAM justifie cette décision par la crise sanitaire et l’arrêt brutal de l’activité artistique qui la prive d’une partie des ressources issues de la copie privée et des irrépartissables juridiques pour une durée indéterminée.

    Dans le même mouvement, le communiqué annonce une contribution de 500.000 € au fond d’urgence du Centre National de la Musique, un montant identique aux contributions de l’ADAMI et de la SACEM.

    Les mesures d’urgence, pour nécessaires qu’elles soient, ne peuvent pas se substituer aux aides habituellement attribuées aux opérateurs. Cela n’est pas acceptable moralement ni économiquement : une telle mesure va non seulement compromettre les conditions d’une relance du secteur dans son ensemble et fragiliser substantiellement les activités prévues à moyen terme comme par exemple les festivals d’été dont l’équilibre financier sera compromis et en incapacité de contribuer à la reprise de l’activité culturelle tant espérée.

    Nous demandons à la SPEDIDAM de clarifier sa décision et d’annoncer un nouveau calendrier des commissions et des aides de l’action culturelle sous peine de contribuer à ce que les interprètes et les équipes artistiques soient en première ligne des victimes collatérales de cette crise sanitaire et sociale.



    Contacts presse :

    ACNCM, Association des Centres Nationaux de Création Musicale : Christian Sébille, président : christian.sebille(at)gmem.org

    AJC, le réseau des diffuseurs de jazz : Antoine Bos, délégué général : antoinebos(at)ajc-jazz.eu

    FEVIS, Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés : Louis Presset, délégué général : louis.presset(at)fevis.com

    Futurs Composés, le réseau national de la création musicale : Martine Duverger, déléguée générale : martine.duverger(at)futurscomposes.com

    France Festivals, fédération des festivals de musique et du spectacle vivant : Alexandra Bobes, directrice : a.bobes(at)francefestivals.com

    REMA, Réseau Européen de Musique Ancienne : Helena De Winter, déléguée générale : helena.dewinter(at)rema-eemn.net

    PROFEDIM, syndicat professionnel des producteurs, festivals, ensembles et diffuseurs indépendants de musique : Aurélie Foucher, déléguée générale : aurelie.foucher(at)profedim.org


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